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Une mission d’ores-et-déjà polluée…

Mardi 22 Juillet 2014

"Si les deux futurs missionnaires calédoniens – Alain Christnacht et Jean-François Merle – estimaient qu’ils auraient besoin de sérénité pour prendre à nouveau le pouls de la Nouvelle-Calédonie, ils doivent déjà savoir que c’est dans un climat tendu et exacerbé qu’ils vont être amenés à travailler. "



"Car Jean-Jacques Brot et son « largage » sont passés par là, suivis par quelques élus – notamment Sonia Backes – qui ont profité de l’aubaine pour emboiter le pas du Haut-commissaire sur le départ. Il ne faut pas oublier non plus l’UMP qui s’est donc étonnée de cette démission « brotesque » alors qu’elle n’avait pipé mot lorsque Michel Mathieu avait fait de même lors du déplacement de Christian Estrosi alors ministre de l’Outre-mer.
 
C’est donc dans un environnement passablement embué que les missionnaires de Manuel Valls vont arriver. Parce qu’ils sont de gauche, parce que Jean-Jacques Brot n’a pas apprécié de se faire doubler par ses supérieurs – préparant lui aussi la sortie de l’Accord de Nouméa en oubliant sans doute qu’il n’est qu’un fonctionnaire qui exécute et pas un élu qui décide – et a décrété que l’Etat avait décidé de « larguer » la Nouvelle-Calédonie, nous voilà presque revenus des années en arrière…
 
Toutefois, à l’heure d’un processus de décolonisation qui arrive dans sa dernière ligne droite, le temps ne se remonte plus en Nouvelle-Calédonie. Il faut désormais aborder les sujets les plus sensibles : corps électoral, nickel, transfert de l’article 27… L’illusion, si souvent érigée en paravent ces dernières années pour éviter d’énoncer certaines vérités et réalités, ne peut plus sauver les apparences. Il va falloir trancher, il va falloir enfin se prononcer. C’est sans doute pour aider les uns et les autres à pouvoir se rassembler sur ces enjeux majeurs que messieurs Christnacht et Merle ont été appelés en renfort. Pas pour larguer, comme le suggère un Haussaire sur le départ si vexé, mais pour avancer, pour répondre à l’objectif de l’Accord de Nouméa : cette décolonisation dont chacun doit bien comprendre le sens. Une (r)évolution qui va obliger chacun des partenaires locaux à faire un pas vers l’autre. Il reste simplement à trouver le juste milieu…"
 
Th. Squillario

Source : L'Eveilcaledonien



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