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Une charte pour les femmes en Nouvelle-Calédonie

Vendredi 4 Mars 2016

Le secteur de la Condition féminine du gouvernement organise la 11e édition de la Journée internationale de la femme en Nouvelle-Calédonie. Elle se déroulera le 8 mars à Ouvéa, à la tribu de Héo. Son thème : « Hommes et femmes, assumons ensemble les défis d’aujourd’hui pour construire demain ».

L'idée cette année, à travers des débats mixtes, est d'associer davantage les hommes à la réflexion sur le statut, le quotidien et l'avenir de leurs femmes. Après Do Neva (Houaïlou) en 2014, et Ouitchambo (Boulouparis) en 2015, c'est la tribu de Héo, dans le nord d'Ouvéa, qui accueille la Journée internationale de la femme. À Héo, le public sera invité à participer aux échanges et à plusieurs ateliers thématiques. Comme chaque année, cette rencontre a pour objectif de favoriser l’action intégrée et conjuguée des institutions, des associations et de la société civile face aux défis majeurs à relever tous ensemble. Entre hommes et femmes, les inégalités et les disparités persistent, notamment en ce qui concerne l’emploi, les salaires, la formation et la prise de décision. Des inégalités qui sont « le résultat de constructions sociales se fondant sur de nombreux stéréotypes sexistes présents dans la famille, la culture, l’éducation, le travail et l’organisation de la société en général », indique Rolande Trolue, collaboratrice de Déwé Gorodey, en charge de la Condition féminine au gouvernement.

Quatre consultations

La tribu d'Ouvéa abritera également la première des quatre consultations devant aboutir à la rédaction d'une “charte de l'égalité hommes-femmes” et à sa présentation au gouvernement d'ici à la fin de l'année. Cette charte entend promouvoir une société véritablement égalitaire. À Héo, les priorités et les objectifs stratégiques de cette charte seront couchés sur le papier. Les trois consultations suivantes impliqueront les institutions, les pouvoirs publics, et enfin la société civile et le secteur privé. « Il s'agit d'une charte d'engagements, insiste Déwé Gorodey, dont le but est de lutter contre les inégalités de manière concrète et de gagner ce défi de société. Elle devra s'imposer aux institutions ».



Déwé Gorodey et Rolande Trolue, aux côtés de Véronique Mollot-Lehoullier, chargée de mission discrimination, égalité filles-garçons, au vice-rectorat.
Déwé Gorodey et Rolande Trolue, aux côtés de Véronique Mollot-Lehoullier, chargée de mission discrimination, égalité filles-garçons, au vice-rectorat.

Quatre ateliers 

Des quatre ateliers suivants émaneront des propositions d’actions à mettre en place en 2016 de manière collective et transversale. Un groupe de suivi en évaluera les recommandations qui seront présentées à la Journée internationale de la femme 2017. - Femmes et prise de décision - Genre et dérèglement climatique - Genre, nutrition et bonne santé - Parentalité, monoparentalité - genre et fonction parentale et communautaire

 





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