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Un ruban rouge pour contrer la délinquance routière

Mardi 24 Juillet 2018

Le gouvernement, en partenariat avec Nouvelle-Calédonie La Première, lance l’opération de sécurité routière « ruban rouge, je m’engage à bien conduire ». Une action citoyenne qui vise à faire changer nos comportements sur les routes.

Un bout de manou ou de bolduc, un ruban ou un morceau de tissu, qu’importe tant que celui-ci est rouge et qu’il est accroché de manière bien visible sur le rétroviseur du véhicule et sur les clés de voiture. Dès aujourd’hui, c’est ainsi que le gouvernement invite les Calédonien-nes à montrer leur engagement à adopter une conduite responsable. « Ce ruban rouge doit inciter chaque conducteur à s’interroger sur ses pratiques. Nous nous autorisons tous des petits dépassements qui à la longue entraînent un laisser-aller général et font de nous des délinquants routiers. Toutes les générations sont concernées », souligne Cynthia Ligeard, membre du gouvernement en charge de la sécurité routière.





Faire évoluer les mentalités

Depuis le début de l’année, on dénombre déjà 22 morts sur les routes et dans 75 % de des cas, l’alcool est la première cause de ces accidents mortels. Les autres facteurs aggravants demeurent le non port de la ceinture de sécurité, la vitesse excessive et le défaut de permis de conduire. « Le gouvernement et ses partenaires – les membres du conseil permanent de sécurité routière – restent totalement engagés car en parallèle des actions de prévention, d’éducation et de répression que nous menons, il faut continuer à travailler sur l’évolution des mentalités pour freiner l’hécatombe sur les routes », lance Cynthia Ligeard avec conviction.

Plusieurs relais

L’opération ruban rouge, qui s’inscrit dans les actions de communication du plan quinquennal de sécurité routière, est conduite en partenariat avec Nouvelle-Calédonie La Première. Du 23 au 29 juillet, le média va largement ouvrir ses antennes (TV, radio et Web) à la thématique de la sécurité routière à travers la diffusion de reportages quotidiens dans le journal télévisé, d’émissions de débat et de témoignages de personnalités sur les raisons de leur engagement. Une page Facebook dédiée a également été créée. Chacun pourra signer son engagement personnel en publiant un post, un "like" ou une vidéo expliquant ce qu’il va changer dans son comportement.
En parallèle de cette action de sensibilisation, la répression de la délinquance routière va se poursuivre avec des forces de l’ordre totalement mobilisées.

Cynthia Ligeard entourée des partenaires de l’opération ruban rouge, Nouvelle-Calédonie La Première et les membres du conseil permanent de sécurité routière.
Cynthia Ligeard entourée des partenaires de l’opération ruban rouge, Nouvelle-Calédonie La Première et les membres du conseil permanent de sécurité routière.

Ce qu’ils en pensent
« Nous espérons que cette campagne va provoquer un électrochoc dans la population. Le lien entre les mauvais comportements sur la route et les accidents mortels est clairement établi. Pour notre association, le problème de l’alcool et de sa place dans la société sont également un sujet prioritaire. » (Olivier Goyard, association Prévention routière)

« En montant dans sa voiture, en prenant ses clés, ce ruban rouge sera comme une piqûre de rappel pour les personnes engagées dans cette action, mais aussi pour celles qui le verront. La première chose que l’on aborde dans nos interventions, c’est le comportement. Par exemple, boire et conduire n’est pas compatible ! » (Jacky Kawka, association Antinéa)
Le risque routier en entreprise
La sensibilisation au risque routier était également au cœur des matinées de la prévention organisées les 18 et 19 juillet par la direction du Travail et de l’emploi (DTE) et la CAFAT. Les accidents de la route constituent en effet la première cause d’accidents mortels au travail en Nouvelle-Calédonie. « C’est un risque qui met non seulement la vie de la personne en danger, mais aussi celle des autres. Nous essayons de transmettre la notion de conducteur responsable pour faire changer les comportements  », explique Philippe Di Maggio, chef du service prévention des risques professionnels de la DTE.

Source gouvernement



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