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Un débat d’orientation budgétaire 2018 sous contraintes

Lundi 27 Novembre 2017

Ce vendredi 24 novembre, c’est dans une ambiance à la fois sérieuse et soucieuse que les élus de la province Sud ont abordé le débat d’orientation budgétaire en prévision de 2018, dans l’hémicycle. Car les orientations budgétaires de la province Sud pour l’année 2018 sont préoccupantes. En effet, les prévisions de recettes de la Nouvelle-Calédonie, en baisse depuis 2014, ainsi que les projections du résultat de gestion 2017, vont devoir conduire la collectivité à construire un projet de budget 2018 contraint imposant une révision de plus de 3 milliards de francs.




Les dépenses 2018 devront être cadrées avec la plus grande rigueur dès le budget primitif, sans perspective de dotations supplémentaires en cours d’année. C’est le constat du débat d’orientations budgétaires qui s’est tenu ce vendredi 24 novembre dans l’hémicycle de la province Sud. Alors que depuis 3 ans, la province Sud adopte une rigueur de gestion, avec aucune création de poste et des réformes structurelles comme par exemple celles de l’aide médicale ou des aides au logement, elle doit encore faire face à une baisse croissante des dotations de la Nouvelle-Calédonie. En effet, une baisse des recettes de 1,2 milliards est prévue en 2018, baisse à laquelle il faut ajouter la nécessité de dégager une épargne brute de 2,8 milliards à fin 2018 afin de garder une capacité d’investissement nécessaire. Ce qui impose une diminution nette des dépenses du budget 2018 de 3,2 milliards ! C’est 7% de moins que le budget total de 2017.

« Si nous voulons préserver notre capacité d’investissement, il faut revoir le périmètre de nos interventions, a déclaré le président de la province Sud, Philippe Michel, aux élus provinciaux lors du débat d’orientations budgétaires 2018, ce vendredi 24 novembre. Il faut faire 3,2 milliards d’économie ! Ça nous semble trop important, trop difficile à atteindre, trop lourd de conséquences. Nous pouvons faire l’effort sur 1,2 milliard, mais il faut trouver une autre solution pour les 2 milliards restants ». 

Pour y parvenir, en plus de la masse salariale dont la croissance est strictement limitée, l’exécutif propose de réduire le fonctionnement des services ainsi que les interventions et les subventions notamment sur les secteurs « Economie, emploi, formation » et « Médico-social ».

Autre hypothèse abordée par l’exécutif provincial : un transfert de charges de 2 milliards de francs vers la Nouvelle-Calédonie, financé par des taxes comportementales concernant notamment l’alcool. « Cette proposition est la seule issue envisageable, explique Léonard Sam. En taxant des produits dont la nocivité est avérée au plan de la santé, et qui, pour l’alcool, favorise la délinquance, cette proposition concoure aux objectifs des politiques publiques majeures dans le domaine de la santé et du vivre ensemble. »

Source province Sud



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