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"Un coin de paradis": Expo tourisme calédonien au musée de la ville

Lundi 20 Novembre 2017

L’année 2017 a été proclamée par les Nations Unies « Année internationale du tourisme durable pour le développement », afin de « favoriser la compréhension entre tous les peuples, de faire mieux connaître le riche héritage des différentes civilisations et de faire davantage apprécier les valeurs inhérentes aux différentes cultures, contribuant ainsi à renforcer la paix dans le monde ».
C’est dans ce contexte que le musée de la Ville de Nouméa propose de revisiter les rapports de la Nouvelle-Calédonie et de ses habitants, à ce secteur d’activité à travers une exposition sur les vacances et le tourisme en Nouvelle-Calédonie.

Conçue avec la participation du géographe Jean-Christophe Gay et l’aide de nombreux Calédoniens qui ont témoigné et prêté leurs archives, cette exposition sera visible au musée de la Ville du 16 novembre 2017 au 14 avril 2018.




SOUS LE COALTAR, LA PLAGE !

Nous sommes nombreux aujourd’hui à rêver d’un coin de paradis, à attendre impatiemment nos congés, un acquis social que personne ne songe à supprimer mais qui est récent en Nouvelle-Calédonie.

Il faut attendre 1952 et le Code du travail de la France d’Outre-Mer, ainsi que les grandes grèves calédoniennes de 1955-1956, pour que les avancées sociales du Front populaire (1936) arrivent partiellement en Nouvelle-Calédonie, avec, notamment les congés payés et la semaine de 40 heures.

Au-delà des souvenirs de famille, des voyages lointains ou des paysages enchanteurs que propose le monde du tourisme, c’est l’histoire sociale d’un territoire qui apparaît en filigrane, la libération des corps, la recréation de soi et le passage d’une société coloniale à une société s’ouvrant progressivement sur le monde et les autres, dans laquelle tourisme et loisirs se démocratisent.

C’est aussi la relation d’une population à son territoire et à son identité qui est mise en relief avec la lente émergence d’une mémoire et d’un patrimoine communs.

On découvre les interactions entretenues par les transports et le tourisme, et sous le coaltar des routes calédoniennes, des quais ou des pistes d’aviation, se cachent les joies de la villégiature, des vacances, de la visite et de la découverte.

Le tourisme est à la fois « international », avec l’arrivée de visiteurs étrangers ou français, métropolitains ou ultramarins, et local. La première est relativement bien connue car mesurée par les services statistiques, en l’occurrence l’Isee. Elle est récente en Nouvelle-Calédonie et stagne à une centaine de milliers de touristes annuels depuis une vingtaine d’années, mais n’oublions pas les croisiéristes, toujours plus nombreux. La seconde est mal connue.

Parent pauvre des analyses, le tourisme « intérieur » est complexe à appréhender, mais il est fondamental pour comprendre la société calédonienne, dans sa diversité et sa dynamique. En d’autres termes, le tourisme est une autre manière de comprendre le « rééquilibrage ».

Par son histoire, ses paysages et sa population, la Nouvelle-Calédonie a un fort potentiel touristique, encore faut-il que la société souhaite emprunter cette voie de développement.

Le parcours muséographique propose plusieurs approches :

 historique et sociologique avec les écrits des géographes et des historiens dont quelques extraits de leurs articles structurent le parcours muséographique aux côtés de nombreux objets et documents.
 mémorielle avec les nombreux témoignages, photographies, objets et films confiés ;
 ludique, avec une chasse aux 7 erreurs (à rechercher dans l’exposition), des jeux et les personnages de BD qui jalonnent le circuit ;
 interactive avec un tableau où le public pourra raconter un souvenir de vacances ou accrocher une photo de ses vacances ou encore faire des selfies avec les personnages de BD ou dans des décors.




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