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Un centre de détention à Koné dans deux ans

Lundi 18 Novembre 2019

Le programme de réalisation du centre de détention de Koné a été lancé officiellement mercredi 30 octobre. Un chantier financé par l’État, mais qui concerne aussi certaines directions de la Nouvelle-Calédonie, notamment celle de l’Aviation civile (DAC) en tant que maître d’ouvrage délégué et conducteur de l’opération.





Début 2022, à quelques centaines de mètres du centre hospitalier du Nord, un centre de détention de 120 places réservées aux hommes majeurs condamnés à des peines supérieures à 2 ans, ouvrira ses portes à Koné. D’un budget global de 3,9 milliards de francs, cette opération d’ampleur prendra place sur un terrain mis à disposition par la province Nord.

Sa conception a été confiée à une équipe de maîtrise d’œuvre composée notamment d’un cabinet d’architectes local et d’un cabinet métropolitain spécialisé dans ce type de projet. Sa maîtrise d’ouvrage a été déléguée à la direction de l’Aviation civile (DAC) par le ministère de la Justice. La gestion des opérations immobilières de l’État est, en effet, l’une des missions poursuivies par cette direction mixte État/Nouvelle-Calédonie.

Un nouveau défi pour la DAC…

Campus et bâtiment Sigma de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), lycée du Mont-Dore ou encore extension du lycée Michel-Rocard de Pouembout : si la DAC n’en n’est pas à son coup d’essai, le centre pénitentiaire constitue néanmoins un nouveau défi à relever pour la direction qui devra, en plus de la conduite d’opérations, assurer la maîtrise d’ouvrage déléguée. « Un fait plutôt rare » selon le chef du bureau conduite d'opérations, Thierry Launay, chargé de suivre ce dossier aux côtés d’un agent chargé d’affaires et sous la responsabilité du chef du service ingénierie. « Les spécificités de ce chantier résident dans les aspects techniques propres au milieu carcéral, explique-t-il. Nous devons intégrer un vocabulaire nouveau, comme cela a été le cas lors du chantier du laboratoire à atmosphère contrôlée de l’UNC. » Des visioconférences permettront de lever l’obstacle de la distance, mais une réunion de chantier hebdomadaire restera nécessaire pendant la durée du chantier.

… et pour la DTE

Afin de développer la « politique volontariste de réinsertion » annoncée par le haut-commissaire lors du lancement de l’opération, le centre bénéficiera d’un pôle "insertion, prévention de la récidive et préparation à la sortie" où les détenus auront accès à des formations et des projets en lien avec le tissu local.

L’objectif de faire de ce centre un tremplin pour l’emploi vaut aussi dans le cadre de sa phase de construction. Ce chantier sera, en effet, l’occasion de faciliter l’insertion professionnelle puisque les marchés – et c’est une première – prévoient une clause destinée à favoriser l’insertion de personnes éloignées du travail. Trois lots (espaces verts, gros œuvre, voirie et réseaux divers) ont été réservés aux structures d'insertion par le travail. Pour les aider à se positionner sur ces marchés, elles bénéficient de l’appui de groupes de travail, auxquels participe notamment la direction du Travail et de l’emploi (DTE). « Nous apportons un soutien technique et juridique à la Mission locale d’insertion des jeunes de la province Nord dans son rôle de structure d'insertion par le travail », indique Magda Bonal-Turaud, à la tête de la DTE.

À noter également, qu’à terme, le centre de détention créera une centaine d’emplois directs (conseillers pénitentiaires, personnels administratifs et de surveillance) accessibles aux habitants de la province Nord.

Les premiers coups de pelle sont prévus pour mi-novembre.

Source gouvernement



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