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Tous mobilisés pour des constructions de qualité

Mercredi 5 Février 2020

Le référentiel de la construction de la Nouvelle-Calédonie entrera en vigueur au 1er juillet 2020. L’aboutissement d’un vaste "chantier" mené en étroite collaboration avec les professionnels du secteur, que Vaimu’a Muliava, membre du gouvernement en charge des constructions publiques, du logement et de l’urbanisme, a souhaité présenter.




Des entreprises du bâtiment aux consommateurs en passant par les maîtres d’œuvre et les assureurs, un bel échantillon des contributeurs à la réforme du secteur de la construction entourait Vaimu’a Muliava à l’occasion de ce point d’étape. Le membre du gouvernement a d’abord salué la méthode de co-construction, impulsée en 2016 par son prédécesseur Bernard Deladrière, et qu’il a poursuivie aux côtés de Yoann Lecourieux, chargé du secteur des assurances. « Ce travail pose les bases d’un système vertueux. Il s’adresse au client final en le sécurisant dans ses projets de construction, tout en structurant la filière et en faisant monter en compétences chacun des acteurs », assure Vaimu’a Muliava, chargé notamment des constructions publiques, du logement et de l’urbanisme.

Agrément des matériaux et procédés de construction

Créé par les professionnels pour les professionnels, le référentiel de la construction de la Nouvelle-Calédonie (RCNC) est comparable à un signe de qualité : il garantit la conformité d’un produit ou d’un procédé de construction. En pratique, le RCNC consiste en une liste de normes françaises et européennes, mais aussi en des procédures de certification pour les produits locaux ou importés en dehors du périmètre normatif. Un système sur mesure et adapté à l’environnement calédonien. Mais aussi une belle occasion pour des matériaux locaux tels que le béton de terre de suivre le chemin du pinus, le premier produit calédonien à avoir été agréé pour la construction. Pour mettre en œuvre ce référentiel, la Nouvelle-Calédonie va soutenir la montée en compétences des laboratoires locaux de contrôle et d’essai, et conclure des partenariats avec des laboratoires néo-zélandais et australiens. Les acteurs de l’industrie de transformation, ainsi que les importateurs, se préparent d’ores et déjà à sa mise en œuvre.

Une réforme globale

Pour mieux encadrer le secteur de la construction, plusieurs textes ont été adoptés l’année dernière et plus récemment par le Congrès, « tous à l’unanimité », s’est félicité Vaimu’a Muliava. En premier lieu, ils mettent en place une assurance obligatoire pour les clients qui font bâtir, ainsi que pour les professionnels de la construction (garantie décennale). De plus, la qualification professionnelle est devenue indispensable pour qu’un constructeur puisse être assuré. « Nous sommes très satisfaits car il était difficile de travailler avec ce vide juridique. Les constructeurs ont besoin de redorer leur image. Nous accompagnerons la mise en œuvre de ces textes », assure Silvio Pontoni, président de la fédération du BTP, tandis que pour Emmanuel Roche, président du comité des sociétés d’assurance, « sécurité » et « qualité » sont les deux termes qui qualifient le mieux cette réforme.

Source gouvernement



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