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Tous engagés pour préserver nos lagons

Mercredi 11 Juillet 2018

Ce dimanche 8 juillet, la province Sud et ses nombreux partenaires organisaient le 10e anniversaire de l’inscription d’une partie des lagons calédoniens au Patrimoine mondial de l’humanité. L’occasion pour Philippe Germain d’insister sur le rôle moteur de la Nouvelle-Calédonie dans la région, à travers le Parc naturel de la mer de Corail.




Le 8 juillet 2008, le 32e comité du Patrimoine mondial entérinait à Québec l’inscription d’une partie des lagons calédoniens sur la très convoitée liste de l’Unesco. Une grande première pour les territoires français ultramarins. Le bien en série était découpé en six zones marines – Grand lagon Sud, Zone côtière ouest, Atolls d’Ouvéa et Beautemps-Beaupré, Zone côtière nord-est, Grand lagon Nord et atolls d’Entrecasteaux – représentant l’ensemble de la diversité récifale et des écosystèmes associés. Autant de zones sur lesquelles veillent désormais, outre les provinces, une douzaine de comités de gestion et… le gouvernement.

Depuis dix ans, l’engagement collectif né de l’inscription a fait un sacré bout de chemin et la Nouvelle-Calédonie a clairement affiché sa volonté de préserver les joyaux environnementaux de son espace maritime en créant, en 2013, la première réserve naturelle, celle des atolls d’Entrecasteaux dont elle assume la responsabilité. Pour y réaliser les suivis des récifs, des oiseaux marins, de la ponte des tortues vertes et des espèces envahissantes, le gouvernement a investi dans un navire multi-missions : l’Amborella.

Zones inhabitées situées à l’extrême nord de la Grande-Terre, bien au-delà des Bélep, notamment composées de récifs vierges, dits pristines, et de lagons isolés, les atolls d’Entrecasteaux appartiennent au Parc naturel de la mer de Corail, une aire marine protégée d’1,3 million de km2, créée en 2014. Aire la plus vaste de France et deuxième plus vaste au monde après Hawaii, elle recense plus de 2 000 espèces de poissons, 310 espèces de coraux, environ 150 monts sous-marins et plus d’un tiers des récifs vierges de la planète.

Récifs pristines et lagons isolés classés

en réserve intégrale et réserve naturelle

En mars 2018, à l’issue de trois années de co-construction entre institutions, autorités coutumières, socio-professionnels et société civile, la Nouvelle-Calédonie se dotait d’un plan de gestion pour le Parc naturel de la mer de Corail. Concrètement, ce plan se traduira dans les prochaines semaines par le classement de 100 % des récifs pristines et lagons isolés (27 000 km2) : en réserve intégrale pour 6 000 km2 d’entre eux qui ne seront plus accessibles que par les scientifiques après avoir été dûment autorisés ; et 21 000 km2 en réserve naturelle, dont l’accès ne sera également possible que sur autorisation spéciale du gouvernement et sous conditions. 

« À l’heure où la communauté internationale prend enfin conscience des menaces qui pèsent sur notre planète, et en particulier sur nos océans, il est remarquable qu’un petit territoire comme le nôtre se soit déjà doté de nombreux dispositifs pour préserver ses écosystèmes, sa biodiversité et ses richesses naturelles », s’est félicité Philippe Germain depuis l’éco-village dressé ce dimanche sur l’anse Vata près de l’Aquarium des lagons. Parmi les nombreux exposants, l’équipe du parc (direction des Affaires maritimes) était évidemment présente. Évoquant devant le public la biodiversité exceptionnelle des atolls d’Entrecasteaux et autres zones du parc, sensibilisant les enfants, à travers des jeux, à la protection des espèces, comme les tortues vertes.

La biodiversité, un moteur de croissance

« Notre objectif est de faire de la préservation de la biodiversité un atout économique et culturel, a expliqué le président du gouvernement. Il nous faudra de gros moyens pour sécuriser notre patrimoine contre toutes les formes de prédation. Nous aurons besoin de l’État, de l’Europe, mais aussi de la communauté internationale pour nous y aider ». C’est dans ce cadre que la Nouvelle-Calédonie a répondu à l’appel à projet TIGA (Territoires innovants de grande ambition), avec quatre objectifs : faire du Parc naturel de la mer de Corail un haut lieu de la recherche scientifique, un pôle d’innovation notamment en matière de surveillance et de sécurisation, un centre d'expérimentation de nouvelles activités durables et un centre de développement régional des aires marines protégées. À la clé, si le projet* est retenu, un concours financier de l’État de près de 6 milliards de francs qui ouvrirait bien des horizons. « Si rien n’est jamais fini, si bien des objectifs restent à atteindre, si nous devons demeurer vigilants et déterminés, nous pouvons être fiers de ce qui a déjà été accompli », a conclu Philippe Germain.

* « Le Parc naturel de la mer de Corail : ou comment faire de la préservation de la biodiversité un moteur de croissance dans le Pacifique »

Source gouvernement



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