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Soutenance de thèse de Mlle Julia Soewarto, sur la rouille des Myrtacées, le jeudi 7 décembre à 14h30 à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.

Jeudi 30 Novembre 2017

Après quatre années de recherche à l’Institut Agronomique néo-Calédonien (IAC), Julia Soewarto, présentera ses travaux de thèse de doctorat le Jeudi 7 Décembre à 14h30 à l’Université de Nouvelle- Calédonie. Ses recherches s’intéressent à la rouille des Myrtaceae, une maladie fongique qui affecte la plus importante famille de plantes à fleur de l’archipel. L’objectif de cette thèse était de mettre en place une stratégie de lutte contre cette maladie basée sur la sélection de plants naturellement résistants.




Les Myrtaceae dans tous leurs états.
La lutte contre les espèces invasives, qu’elles soient de type animal ou végétal, représente un défi majeur pour la conservation de la biodiversité en Nouvelle-Calédonie, véritable haut-lieu d’endémisme. S’ajoute désormais à la liste des envahisseurs, un type d’agresseur microscopique, aux effets insidieux mais qui pourrait impacter la santé d’écosystèmes entiers : les pathogènes. En matière de phytopathogènes (pathogènes de plantes), la Nouvelle-Calédonie fait face depuis 2013 à l’expansion massive du champignon Austropuccinia psidii, plus communément connu sous le nom de "rouille des Myrtaceae" en référence à la famille de plante à laquelle il s’attaque. Les impacts potentiels de cette rouille suscitent de nombreuses inquiétudes, car elle porte atteinte à la plus grande famille de plantes à fleur du territoire. Pouvoir prédire si un plant en pépinière est résistant ou pas à la rouille, avant même d’être infecté, pourrait s’avérer être un moyen de lutte plus écologique que l’utilisation de fongicides et autres produits phytosanitaires couteux pour les pépiniéristes. C’est dans ce sens que s’orientent les recherches de la doctorante, qui s’appuie sur une méthodologie novatrice afin de découvrir des outils moléculaires liés à la résistance à la rouille chez plusieurs espèces de Myrtaceae endémiques.

Quatre ans d’enquête.
Inscrite à l’école doctorale du Pacifique, Julia Soewarto a réalisé sa thèse au sein de l’Institut Agronomique néo-Calédonien depuis Mars 2014 et présentera le fruit de ses travaux de recherche le Jeudi 7 Décembre à l’Université de Nouvelle-Calédonie (14h30, Amphithéâtre 400). Encadrée par le Dr. Laurent MAGGIA (CIRAD/IAC) et co-encadré par le Dr. Fabian Carriconde (IAC), la doctorante a combiné les explorations de terrains, le travail en laboratoire et les analyses bio-informatiques, pour mener à bien ses travaux.

Des résultats prometteurs.
Depuis son arrivée en Nouvelle-Calédonie, la rouille des Myrtaceae n’a cessé de gagner du terrain. Avec au moins 67 espèces endémiques et hôtes à A. psidii. La Nouvelle-Calédonie se place désormais au second rang des localités les plus impactées par la maladie après l’Australie. De nombreux types de milieux naturels peuvent héberger de la rouille, allant du maquis à la forêt dense humide et même en forêt sèche.
Au laboratoire, les analyses de diversité génétique menées sur A. psidii ont montré qu’une souche unique du pathogène était présente sur le territoire, et qu’elle se maintenait dans le temps. Le bilan de la rouille en Nouvelle-Calédonie est préoccupant compte tenu de l’ampleur de l’invasion et de l’impact de la maladie sur la reproduction de certaines espèces. « Néanmoins à ce jour, mes travaux ont déjà permis d’identifier des sources potentielles de résistance chez certaines espèces de Myrtaceae » indique la doctorante. « En propageant ces plants résistants dans le milieu naturel, par le biais des campagnes de revégétalisation, nous espérons ainsi renforcer la capacité de résistance à la rouille des populations impactées, et au fur et à mesure des générations à venir, constituer une réelle barrière à la propagation de la maladie en milieu naturel. Par une approche de transcriptomique, nous sommes parvenus à identifier des gènes candidats qui constituent un des outils prometteurs pour la sélection de plants résistants aux profits de la filière de production des Myrtacées » ajoute t’elle.

Partenaires scientifiques
IAC CIRAD

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Province Sud GDS-V
SIVAP (DAVAR)

Financements
IAC
PROVINCE SUD CIRAD GLENCORE

Informations pratiques
Titre : « Maladie fongique et profils de vulnérabilité : le cas de la rouille des Myrtaceae (Austropuccinia psidii) en Nouvelle-Calédonie.»
Par Mlle Julia SOEWARTO, IAC
Jeudi 07 Décembre à 14h30
UNC, Amphithéâtre 400
NB : A l’occasion de cette soutenance de thèse, des chercheurs renommés membres du jury participeront à un séminaire scientifique autour des "nouvelles techniques de génomiques: applications, contraintes et perspectives », pour tout renseignement contacter M. Maggia

Source IAC



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