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Sonia Backes : Enfin, nous allons pouvoir parler d'avenir...

Jeudi 23 Juillet 2015

"Depuis 2010 et la fin du pacte Républicain signé entre les partis loyalistes, la Nouvelle-Calédonie connaît une instabilité permanente qui inquiète les calédoniens et génère un ralentissement économique progressif qui s'accentue depuis 2 ans."




"En 2011, chute du gouvernement Gomes.
En 2012, une campagne législative d'une violence rare où les uns sont accusés de préparer l'indépendance-association dans le dos des calédoniens et les autres de racisme.
En 2013, scission du Rassemblement et Creation du MPC et de l'UCF
En 2014, campagne provinciale clivante où tous les coups sont permis (vidéos, attaques personnelles,...)
En 2015, passage en force pour prendre le gouvernement avec les voix indépendantistes, suivie d'attaques violentes de part et d'autres sur la gestion passée pour les uns et sur les contreparties accordées aux indépendantistes pour les autres.

Tout cela est bien réel. Les différences entre les uns et les autres existent bel et bien. Elles ne sont pas que des questions de personnes mais bien des visions différentes du présent et de l'avenir.

On pourrait continuer à se taper dessus pendant 18 mois, on arriverait tranquillement à la campagne des législatives où on pourrait se taper dessus encore plus fort jusqu'en juin 2017, puis attendre tranquillement (ou pas...) le référendum de 2018. 
Et pendant ce temps... Plus d'investissements, des pertes d'emploi massives (et le pouvoir d'achat qui va avec), une usine du Nord au ralenti, celle du Sud prise en otages des différents politiques, la SLN qui laisserait sa centrale mourir à petit feu sans investir dans la nouvelle en attendant de savoir à quelle sauce ils vont être mangés." Sonia Backes, présidente du groupe Les républicains au congrès

Si nous, les élus, les politiques, ne prenons pas nos responsabilités pour arrêter ce cycle infernal, dans quel état sera la Caledonie en 2018? Comment préparer "le jour d'après" si nous n'arrivons même pas à nous parler?

Alors oui, les Républicains sont et restent en désaccord avec Philippe Gomes sur des sujets majeurs: le transfert de l'article 27, la prise de majorité dans la SLN, la politique économique et fiscale. Mais quand on sait que nos illustres prédécesseurs ont réussi à trouver des accords en 88 et en 98 avec les indépendantistes alors même que le sang avait coulé dans les rangs de chacun et que les positions étaient diamétralement opposées, comment pourrait on expliquer à nos concitoyens que nous, nous n'essayons même pas?

Alors, voilà, depuis le 5 juin et ce comité des signataires extraordinaire où un accord a été trouvé sur un sujet majeur (le corps électoral) sur lequel personne n'aurait parié 100 francs, chacun a pris conscience de sa responsabilité. 
Notre responsabilité c'est, sur chaque point de désaccord, de se mettre autour de la table au lieu de se taper dessus.
Notre responsabilité, c'est dès maintenant de poser les bases de ce sur quoi nous sommes d'accord pour l'avenir de la NC pour être forts dans les discussions avec les independantistes.
Notre responsabilité c'est de tout faire pour que la droite gagne en métropole et nous soutienne en NC pour un avenir dans la France.
Pour cela nous devons être unis, même si cela nous coûte à titre personnel. Le temps n'est plus à la division et aux guerres d'égos, le temps est a la construction de notre avenir commun dans la France.

FLG / SB



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