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Rugby : La Calédonie base avancée des équipes de France pour Tokyo 2020 ?

Lundi 12 Février 2018

Après Sydney et Hamilton, et avant les tournois de Las Vegas et Vancouver, prochaines étapes du “World Rugby Sevens Series”, l’équipe de France de rugby à 7, Pierre-Gilles Lakafia en tête, fait une halte en Nouvelle-Calédonie. Une grande première dont le gouvernement est partenaire. Ce jeudi, il recevait les champions, en présence du député de la seconde circonscription et des représentants de la ligue locale de rugby.




Honneur et fierté : les deux mots reviennent en boucle dans les discours de bienvenue et de remerciements. Aujourd’hui, le gouvernement reçoit l’équipe de France de rugby à 7, entraînée par Jérôme Daret. Cette halte sur le Caillou, entre deux tournois du Sevens Series, est née d’une proposition émise par la Ligue calédonienne de rugby, qui répond à sa volonté de rendre le haut niveau accessible à tous. Une idée très favorablement accueillie par la fédération française (FFR) dont le président Bernard Laporte a depuis longtemps exprimé son souhait de rapprocher l’équipe de France des licenciés, notamment d’outre-mer.

Bien sûr, ce soir tous les regards sont braqués vers l’Océanien Pierre-Gilles Lakafia, le “régional de l’étape”, frère aîné de l’international de rugby à 15 Raphaël, dont le grand-père habite Wallis et le père, ancien champion du lancer de javelot, a vécu à la Conception, à l’instar de Jean-Louis d’Anglebermes, vice-président du gouvernement qui ne manque pas de le signaler à l’ailier français. « Que ce voyage soit l’occasion de renouer avec tes racines. »

Né le 12 mars 1987 à Tours, Pierre-Gilles – personnalité préférée : Jonah Lomu ; plat favori : bœuf aux poivrons – a grandi en France. Il n’est venu qu’une seule fois en Calédonie, tout petit. « Je me sens infiniment chanceux d’être ici, avoue-t-il, ému. J’ai beaucoup de mal à réaliser, alors je savoure chaque seconde. Je suis aussi très-très fier de jouer en équipe de France. Et cette force, qui m’envahit depuis quelques jours, nous portera j’en suis certain, pour les tournois de Las Vegas et Vancouver », prochaines étapes du Sevens Series.

Des modèles pour les jeunes

Chargée de la santé, de la jeunesse et des sports au gouvernement, Valentine Eurisouké a elle aussi côtoyé Jean-Paul, le père de Pierre-Gilles, en sélection calédonienne d’athlétisme. « En soutenant le pôle espoirs rugby, ouvert en février 2017 et qui accueille cette année 25 jeunes dont 7 filles, comme avant lui les pôles natation, judo et handball féminin, le gouvernement fonde de gros espoirs sur tous ces jeunes, à l’image d’une jeune joueuse maréenne de rugby à 7 », explique-t-elle.

Pour les séances d'entraînement des 13, 14 et 16 février, le gouvernement a mis à disposition des Bleus et en configuration rugby le stade territorial Numa-Daly, ainsi que la salle de musculation attenante. La ligue locale en profitera pour organiser des stages et des sélections pour les U15 garçons et les U19 filles qui partiront fin mars disputer un tournoi à Maunganui, au sud d’Auckland. L’occasion pour ces jeunes de bénéficier d’un terrain de qualité et de côtoyer les joueurs internationaux, lors d’entraînements ouverts au public.

« Vous êtes des modèles, et les jeunes ont besoin de modèles, n’oubliez pas quand vous portez le maillot que c’est pour eux que vous jouez », a pour sa part lancé aux rugbymen calédoniens Christophe Reigt, manager de l’équipe de France. Avant de se tourner vers les dirigeants : « Autour de vous, se trouvent les plus grandes nations de rugby. C’est une chance. Nous avons le devoir, au niveau de la FFR, de vous aider à développer le travail que vous avez entamé ».

La Calédonie base avancée des équipes de France pour Tokyo 2020

Un décalage horaire d’à peine deux heures, un climat ensoleillé, des équipements sportifs de qualité, un parc hôtelier aux normes internationales, une offre de soins complète…,  Valentine Eurisouké a énuméré les multiples atouts de la Nouvelle-Calédonie comme possible base  avancée de sélections françaises avant les JO de 2020 à Tokyo. Une volonté exprimée par le gouvernement, ayant fait l’objet d’une demande officielle auprès du ministère des Sports et du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Après Sydney 2000, la Nouvelle-Calédonie pourrait accueillir des délégations françaises juste avant Tokyo 2020. « Nous sommes à nouveau disposés à mobiliser toutes les énergies pour leur offrir une préparation dans des conditions optimales. »

À l’heure actuelle, les fédérations françaises de handisport et de judo ont répondu favorablement et prendront leurs quartiers préolympiques à Nouméa. La natation et l’escalade pourraient suivre. « Nous comptons sur vous pour être nos ambassadeurs auprès des autres équipes de France », a conclu Valentine Eurisouké.

Source gouvernement



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