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Rencontre des Parlementaires calédoniens avec le premier Ministre autour de la situation politique et de la SLN

Mardi 23 Juillet 2019

Les parlementaires calédoniens, les députés Philippe Dunoyer et Philippe Gomès, et le sénateur Gérard Poadja, ont été reçus ce jour à l’hôtel Matignon, par le Premier Ministre.



Les parlementaires calédoniens, de Calédonie Ensemble,  les députés Philippe Dunoyer et Philippe Gomès, et le sénateur Gérard Poadja, ont été reçus ce jour à l’hôtel Matignon, par le Premier Ministre.
Les parlementaires calédoniens, de Calédonie Ensemble, les députés Philippe Dunoyer et Philippe Gomès, et le sénateur Gérard Poadja, ont été reçus ce jour à l’hôtel Matignon, par le Premier Ministre.

Au cours de cet entretien, ils ont fait le point sur la situation politique et économique calédonienne, dans la perspective des deux référendums d’autodétermination prévus par l’accord de Nouméa, et dont le premier, qui doit se tenir en 2020, a d’ores et déjà été demandé par l’Avenir en Confiance et le FLNKS.
Les deux nouveaux référendums – accélérés ou pas- ne feront qu’aggraver la situation politique et économique calédonienne.
Les parlementaires calédoniens ont réaffirmé au Premier Ministre leur conviction que ces deux nouvelles consultations ne feront qu’aggraver les tensions au sein de la société calédonienne, et dégrader la situation économique.
Ils ont tenu à rappeler leur attachement à un dialogue approfondi entre les forces politiques indépendantistes et non-indépendantistes, afin de substituer à ces consultations «binaires» d’opposition, un référendum « de projet », « d’avenir partagé », permettant de sortir par le haut de l’accord de Nouméa.
En ce qui concerne l’accélération des consultations, proposée par certains, elle ne permettra en rien la création du « choc de confiance » promis lors de la campagne électorale, et ce pour trois raisons :
- D’une part parce que la révision de pas moins de trois listes électorales (générale, spéciale et référendaire) est nécessaire préalablement à chaque consultation ;
- D’autre part, parce que les échéances électorales municipales en 2020, et législatives et présidentielles en 2022, sont déjà inscrites au calendrier, et que les campagnes électorales ne peuvent se télescoper ;
- Et enfin, parce qu’une modification préalable de la Loi organique est requise, afin de permettre, comme cela était le cas lors de la précédente consultation, l’inscription d’office des Calédoniens nés en Nouvelle Calédonie.
Un choc de confiance ne peut résulter que d’un accord entre Calédoniens, par consensus, sur un avenir institutionnel partagé.
Paris, le 22 juillet 2019
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SLN : le Pays, les salariés et les sous-traitant ont apporté leur contribution à l’amélioration de la compétitivité de l’entreprise
En ce qui concerne la situation de la SLN, les parlementaires calédoniens ont rappelé au Premier Ministre que dans le cadre de la poursuite des activités de la société, les partenaires calédoniens ont pris leur part :
- Le Pays a pris sa part en autorisant à la SLN, pour la première fois dans l’histoire, quatre fois plus d’exportations de minerais brut qu’elle n’en bénéficiait jusqu’alors (4 millions de tonnes contre 1 million), et en initiant un projet de central électrique au gaz à l’horizon 2023, financé pour partie par une taxe sur le gasoil, que la société Eramet avait été incapable de concrétiser au cours de la décennie écoulée ;
- Les salariés et les sous-traitant ont également consenti les efforts nécessaires d’une part au travers d’une réduction drastique des effectifs (de 2 300 à 1 750), d’autre part par une diminution significative des dépenses de sous-traitance, et enfin par la mise en place d’une nouvelle organisation du travail sur mine (147 heures) et en usine.
Douze à dix-huit mois seront nécessaires pour que ces mesures produisent leur plein effet en matière de compétitivité (-20% sur le cash cost). Dans l’hypothèse où il serait nécessaire d’apporter des financements à la SLN dans l’intervalle, Eramet devra assumer sa responsabilité d’actionnaire.
Certes, l’Etat a consenti un emprunt à Eramet de 200 millions d’euros en 2015. Mais la SLN pour sa part avait distribué 850 millions d’euros de dividendes en 2012-2013, qui seraient bien utiles aujourd’hui pour passer un cap difficile.
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A la place qui est la leur au sein du Parlement de la République, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, les parlementaires calédoniens resteront vigilants sur les initiatives politiques prises par le gouvernement dans le cadre de cette dernière mandature de l’accord de Nouméa.
Philippe Dunoyer, député Philippe Gomès, député Gérard Poadja, Sénateur

Source Philippe Gomès



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