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Rencontre avec le HC et les forces de l’ordre suite au drame de Saint Louis : Les inquiétudes n’ont pas été levées.

Lundi 13 Mars 2017

A la suite de la mort suspecte de la motarde Aurélie Marcias près de Saint Louis, une délégation conjointe d’élus UCF et LR, et d’associations citoyennes (Mont Dore, motards, Pointe à la dorade) a rencontré vendredi 10 mars midi le Haut-Commissaire de la République, entouré des services chargés des questions de sécurité à Saint Louis.





Les élus présents ont indiqué au HC que si aucune preuve à ce stade de l’enquête ne permet de faire un lien entre l’accident mortel et les caillassages réguliers à Saint Louis, il existe une très forte présomption pour que cette motarde expérimentée, tombée de façon inexpliquée dans une ligne droite, ait été victime d’une agression à l’issue fatale.

A l’issue de nos échanges, nous avons pu constater que si l’Etat recherche activement les auteurs des tirs par arme, avec des résultats certains, et va renforcer les moyens matériels et humains de la Gendarmerie, il n’est pas en mesure aujourd’hui de garantir la sécurité des véhicules passant devant Saint Louis contre les caillassages.

Malgré des patrouilles sur zone, les usagers empruntent la route de Saint Louis à leurs risques et périls, ce qui est intolérable.
Chacun reconnait que les forces de Gendarmerie agissent avec dévouement, efficacité et professionnalisme dans le cadre de leur mandat et de leurs moyens, en payant un prix élevé, et la population doit leur en être reconnaissante.
Mais cette réponse conventionnelle à une situation exceptionnelle est insuffisante pour endiguer les violences et garantir la sécurité du passage.

La solution est politique. Elle relève de l’engagement de l’Etat à faire ce qui est nécessaire pour assumer son rôle.

Plusieurs formations politiques du Congrès ont déjà demandé à l’Etat de passer à la vitesse supérieure (Etat d’urgence, Zone de sécurité, intervention de l’Armée), parce que personne de responsable ne peut accepter que traverser Saint Louis la peur au ventre devienne la normalité.
Ces demandes sont toujours sans suite.

Cette rencontre n’a donc pas du tout répondu à nos attentes et il est clair que les élus et la société civile vont devoir durcir le ton pour que l’Etat assure la sécurité sans réserve des citoyens qu’il est censé protéger.

Philippe Blaise

Source FB Philipe Blaise



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