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Philippe Blaise : Aujourd'hui le Congrès examine la loi de Relance économique portée par Christopher Gyges.

Lundi 30 Décembre 2019

Cette loi est une étape indispensable pour une politique de retour à la confiance des investisseurs comme je l'ai indiqué lors d'une intervention pendant le Débat d'Orientation Budgétaire du 27 novembre dernier.
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"Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que depuis quelques années, on a eu dans ce pays, une perte de confiance et une baisse de l’investissement.
Et cette baisse de l’investissement par des gens qui ont de l’argent, mais qui ne veulent pas le mettre en Nouvelle-Calédonie parce qu’ils ont peur des referendums parce qu’ils entendent des messages qui ne sont pas des messages accueillants pour des investisseurs qui viennent d’au-delà des récifs, cette baisse d’investissement, elle a pour conséquence qu’on n’a pas été capable de créer des emplois nouveaux pour donner du travail à nos jeunes qui arrivent tous les ans sur le marché du travail et que par effet domino, on a vu une baisse de la consommation, qu’on voit aujourd’hui dans les chiffres décevants, très décevants de la TGC, mais également une baisse des cotisations sociales.
Et tout se tient, c’est-à-dire que si nous ne sommes pas capables d’inverser la tendance et d’envoyer un message comme quoi la Nouvelle-Calédonie est un pays qui accueille bien les investisseurs, nous ne créerons pas des emplois et nous ne pourrons pas sauver notre régime de protection sociale.
Je rappelle qu’aujourd’hui, on est confronté à une crise du RUAMM qui est historique avec 13 milliards de francs CFP annoncés de déficit.
Alors, il faut faire un choix. Soit on dit que la Nouvelle-Calédonie veut se refermer sur elle-même, qu’elle n’a pas envie de voir des gens venir de l’extérieur, venir investir dans une compagnie aérienne aux îles, venir investir dans les hôtels, venir développer les alternatives au nickel, à savoir les filières émergentes comme l’énergie renouvelable par exemple et à ce moment-là, on assume les conséquences et on explique à nos gens que derrière, nous allons devoir arrêter de faire ce que nous faisons depuis toujours, l’aide médicale gratuite, les billets de continuité territoriale ; soit nous faisons le choix inverse, c’est-à-dire que nous nous fixons comme objectif de continuer d’être capables de protéger les faibles, d’aider les populations qui en ont besoin, d’assurer un niveau de santé minimal et digne.
Et pour cela, il faut de l’argent et effectivement, il n’y a pas des trésors cachés, de l’argent qui pousserait sur les arbres.
Il y a des gens qui viennent, qui investissent, qui mettent beaucoup d’argent en Nouvelle-Calédonie et qui, naturellement, attendent de pouvoir récupérer le rendement de leur investissement. C’est ce que font les grands groupes qui investissent en Nouvelle-Calédonie, c’est tout à fait naturel, ça se passe partout comme ça dans le monde.
Et si jamais, on les empêche de rentabiliser leurs investissements, eh bien, il se passe ce qu’on est en train de voir aujourd’hui avec les usines. Je pense que tout le monde est bien au courant de ce qui se passe avec VALE, c’est-à-dire qu’à un moment, lorsqu’un opérateur voit que son investissement n’est pas rentable, il dit qu’il ne va peut-être pas rester. Ça fonctionne comme ça quelle que soit la taille de l’investissement.
Donc, aujourd’hui, on a deux choses à faire. D’abord, il faut que la Nouvelle-Calédonie vive conformément à ses moyens, c’est-à-dire qu’on a laissé déraper les dépenses, on a peut être, enfin « peut-être », très certainement laissé déraper la masse salariale dans le public sans commune mesure avec l’augmentation des recettes fiscales et tout l’exercice du gouvernement actuel, c’est justement d’ajuster nos dépenses à ce que nous sommes certains décaisser comme recettes.
C’est une nécessité, c’est un acte responsable, mais dans le futur, si nous voulons trouver des relais de croissance et compenser le nickel, nous devrons prendre des mesures d’incitation à l’investissement et c’est tout l’objet des mesures qui seront proposées par Christopher Gygès au travers de sa loi de relance.
Je crois encore une fois qu’il faut quand même tirer les leçons du passé, de ce qu’on observe depuis deux ans, faire preuve de réalisme, qu’on soit indépendantiste ou qu’on veuille rester dans la France, de toute façon, les règles du jeu seront les mêmes, soit le pays attire les investisseurs et il est économiquement viable, soit il ne les attire pas et il faudra à ce moment-là qu’il revoie toutes ces ambitions à la baisse, y compris les budgets des provinces, y compris la protection sociale, y compris tout ce qu’on a été habitué à faire dans ces dernières années.
Je vous remercie " Philippe Blaise

Source FB / PB



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