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Pacific Business Days (PBD : De nombreux accords et contrats négociés à Papeete

Vendredi 30 Mars 2018

Les premiers Pacific Business Days (PBD), organisés du 20 au 22 mars à Papeete par la Représentation patronale du Pacifique Sud (RPPS), ont permis aux acteurs invités de nouer de prometteurs “B2B”. En parallèle, le président Philippe Germain, chef de la délégation calédonienne, a multiplié les rencontres politico-économiques bilatérales, aux retombées très concrètes. Un bilan particulièrement positif.

Durant trois jours, les Pacific Business Days (“Pibidiz”) ont été le théâtre de conférences plénières entre dirigeants politiques et acteurs économiques, accompagnées de séquences de dialogue au cours desquelles les représentants d’une vingtaine de pays invités* ont pu exprimer des recommandations précises sur des thématiques comme le transport maritime et aérien, le tourisme, l’économie numérique ou encore les investissements étrangers.



En parallèle, de nombreux contacts se sont noués ou approfondis à l’occasion de dizaines d’entretiens (les “B2B”) entre leaders économiques, de visites d’entreprises, d’échanges opérationnels ou de présentations de produits, destinés à favoriser l’émergence de contrats. Conduite par Philippe Germain, la délégation calédonienne  était composée d’une vingtaine de personnes : CPME, CCI, cluster pour le soutien à l’export NCT&I (New Caledonia Trade & Invest), et dix autres entreprises ayant fait le déplacement à titre individuel.

À l’issue de ces trois journées, des résultats très concrets ont été enregistrés. « Il en est ressorti le constat qu’il était indispensable que tous les acteurs économiques et les organisations professionnelles s’entendent dans un même objectif d’export et autour d’une même méthode », indique François Bockel, chef du service de la coopération régionale et des relations extérieures du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (SCRRE).

Plan conjoint de coopération avec la Nouvelle-Zélande

De son côté, Philippe Germain a multiplié les rencontres bilatérales. Celle avec le sous-secrétaire parlementaire pour les affaires étrangères et le développement régional de la Nouvelle-Zélande a permis de faire un point sur la mise en œuvre du plan conjoint de coopération. « Fletcher Tabuteau nous a assurés de la volonté du nouveau gouvernement d’inscrire son action dans le cadre de la feuille de route signée par l’équipe précédente », rapporte François Bockel. Au menu des prochaines discussions entre les deux pays : la question phytosanitaire pour les exportations calédoniennes vers la Nouvelle-Zélande comme les produits agroalimentaires, le projet de la Semaine de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande, ou encore la promotion touristique de la destination.

Une prochaine mission en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Lors de la rencontre avec le ministre papou du commerce, Wera Miri, la mission de diplomatie économique prévue début juillet à Port-Moresby a été évoquée, tout comme la conclusion d’un MOU (Memorandum of understanding) entre les deux pays, notamment en matière d’éducation et de mine. Le ministre s’est déclaré favorable à une rapide adhésion de la Nouvelle-Calédonie au Groupe Fer de Lance mélanésien. Ainsi qu’à la proposition de Philippe Germain d’appuyer la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans l’élaboration d’un code minier, un défi majeur pour un pays qui connaît une expansion économique très forte.

Accord gagnant-gagnant avec Fidji

La bilatérale avec le commissaire au commerce extérieur de Fidji, Zarak Khan, a permis de valider la finalisation, avant fin 2018, d’un accord commercial privilégiant nos exportations communes et incluant une liste de produits qui seraient exemptés de droits de douane. Au-delà du commerce, cet accord concernera aussi des secteurs comme la biosécurité, la formation, le tourisme, la santé et la recherche.

Autre rencontre, riche en opportunités, celle avec le ministre du commerce et de l’industrie de Tonga. Un pays durement frappé par le cyclone Gita, et qui, dans sa recherche de nouveaux partenaires commerciaux, verrait bien la Nouvelle-Calédonie devenir sa porte d’entrée vers le marché européen. En avril, une mission d’entreprises calédoniennes du secteur des énergies renouvelables se rendra à Nuku’alofa.

Des accords privilégiés avec la Polynésie française

Le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’est aussi entretenu avec le directeur général de la CCI de Samoa, Tevita Tu'i Uata, lequel s’est montré très intéressé par une coopération en matière de pêche et de connectivité du transport maritime. Après avoir rencontré en tête à tête Edouard Fritch, son homologue polynésien, il a également co-animé une table ronde particulièrement fructueuse entre délégations polynésienne et calédonienne. Celle-ci a débouché sur la proposition de mise en œuvre d’un comité de suivi bilatéral Polynésie française-Nouvelle-Calédonie, dans l’objectif d’aboutir (avant le prochain forum UE-PTOM à Papeete en février 2019) à la conclusion d’un accord entre les deux pays. Il permettrait  aux gouvernements, mais aussi aux acteurs économiques réunis dans des structures comme les grappes d’entreprises ou les CCI, d’échanger de manière fluidifiée.

* Australie, Fidji, Îles Cook, Îles Marshall, Île de Pâques, Îles Salomon, Niue, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Wallis-et-Futuna.

Conférences plénières et débats thématiques ont rythmé les Pacific Business Days.
Conférences plénières et débats thématiques ont rythmé les Pacific Business Days.
Une stratégie affirmée

Tout au long des différentes bilatérales, Philippe Germain a présenté la stratégie régionale de la Nouvelle-Calédonie, assise sur trois piliers : « le renforcement de notre positionnement au sein des organisations régionales et internationales ; la poursuite de la coopération bilatérale à travers la consolidation de nos liens avec les pays de la zone et la conclusion d’accords de coopération » sur le modèle de ceux signés avec le Vanuatu et la Nouvelle-Zélande ; et enfin « le soutien du gouvernement au rayonnement de nos entreprises à l’export », qui se traduit par l’aide à la structuration, ou des mesures comme les crédits d’impôt ou la simplification administrative.

Source gouvernement



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