Connectez-vous

Ouverture du corps électoral provincial : le "oui mais non " de CE

Jeudi 6 Décembre 2018

Oui à l’ouverture –par consensus- de la « citoyenneté la plus fermée du Monde », Non à la tromperie et à la manipulation de la détresse de calédoniens d’adoption exclus de l’exercice du droit de vote
(6.12.2018) Deux associations- très politiques- opportunément constituées après le référendum avec pour objectif annoncé le « retour à un corps électoral « glissant » pour les élections locales en Nouvelle-Calédonie»appellent à manifester le 7 décembre prochain devant le haut-commissariat, « pour le dégel » des listes électorales.
L’une de ces associations est soutenue par Virginie RUFFENACH, secrétaire générale du Rassemblement, l’autre est présidée par Raphael ROMANO, directeur de cabinet de Sonia BACKES.



Extrait de la brochure « Construisons par le dialogue -entre calédoniens- un avenir dans la France aux couleurs de la paix » éditée et distribuée à 70.000 exemplaires par Calédonie Ensemble dans le cadre de la campagne pour le référendum du 4 novembre :
Extrait de la brochure « Construisons par le dialogue -entre calédoniens- un avenir dans la France aux couleurs de la paix » éditée et distribuée à 70.000 exemplaires par Calédonie Ensemble dans le cadre de la campagne pour le référendum du 4 novembre :

Face à cet appel à manifester, Calédonie Ensemble qui est favorable à l’ouverture de la citoyenneté calédonienne (cf pièces jointes) et donc à l’évolution du corps électoral, tient à rappeler sa position.

⇨ Profiter de la détresse de milliers de calédoniens qui ne disposent pas du droit de vote pour les élections provinciales, est une indécence morale et politique.

En effet, pour ouvrir le corps électoral, il faut modifier la constitution en réunissant en parlement à VERSAILLES l’Assemblée nationale et le Sénat, et obtenir le vote favorable des trois cinquièmes des députés et sénateurs....
Un tel consensus national, modifiant l’Accord de NOUMEA,sur un sujet si éminemment politique et lourd de sens, n’est envisageable qu’à la condition qu’un consensus local se soit déjà dégagé.

Rappelons-nous qu’en février 2014, Pierre FROGIER avait déjà tenté de faire croire aux Calédoniens qu’il pourrait ouvrir le corps électoral par le biais d’une loi constitutionnelle. Faute de consensus, la tentative avait capoté avant même la rédaction du premier mot de la loi...
Rappelons aussi que l’Accord de NOUMEA, comme les accords de Matignon, est un consensus et que seul un nouveau consensus peut le modifier.

⇨ Pour Calédonie Ensemble, ce n’est que dans le cadre d’un dialogue entre indépendantistes et non indépendantistes pour une nouvelle organisation politique –non limitée dans le temps- et qui permettra la poursuite de notre émancipation au sein de la République, que la question de l’ouverture du corps électoral doit être traitée.
Abordé isolément, ce sujet n’a aucune chance de pouvoir être discuté avec les indépendantistes.
C’est dans le cadre des discussions pour une nouvelle organisation politique fondée notamment sur la poursuite de l’émancipation du pays au sein de la République, avec l’adoption d’un drapeau commun, la conquête des souverainetés économique, alimentaire et énergétique, et l’évolution de notre gouvernance qu’il doit être négocié.
Aussi, en ce qui concerne l’appel à manifester le 7 décembre prochain, Calédonie Ensemble laisse à ses adhérents et sympathisants la liberté de participer, tout en affirmant que la seule méthode permettant d’aboutir à une évolution du corps électoral demeure celle proposée par notre mouvement, dans le cadre de la poursuite d’un dialogue plus global avec les indépendantistes pour une nouvelle organisation politique.
Faire croire aux Calédoniens qu’il est possible, sans consensus, de faire évoluer le corps électoral, c’est tout simplement les tromper.




Politique | Société | Les videos | Entreprises | La Culture | Environnement | Les sports | Sciences | L'actualité | La vie des communes | Qui sommes-nous? | Océanie | Vu sur le Web | La vie des associations