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Observateurs des pêches : des données collectées depuis 15 ans !

Lundi 5 Mars 2018

Volontairement mis en place dès 2001 par la Nouvelle-Calédonie avec le soutien de la CPS puis de l’ADECAL Technopole, le programme d’observateurs des pêches permet de compiler connaissances et données chiffrées. Le but : connaître avec précision l’ensemble des espèces réellement pêchées puis déclarées à des fins de gestion durable. Quel est le bilan après toutes ces années ?





Réfléchir à une gestion durable de la ressource pélagique, ou stock de poissons migrateurs, est au cœur de la politique calédonienne des pêches depuis plus de 15 ans. Pour atteindre cet objectif, le pays s’est doté d’un moyen : le programme d’observateurs (voir le bilan ci-dessous). Embarqué à bord des palangriers calédoniens, l’observateur des pêches collecte l’intégralité des informations techniques liées à l’activité du navire pendant une campagne de pêche. Pour que ces données soient suffisamment représentatives et reflètent la réalité, les campagnes d’observation doivent avoir lieu régulièrement sur l’ensemble de la flottille et atteindre un taux minimal de couverture.

A la recherche d’une donnée conforme

Cet effort d’observation calculé sur une année correspond au ratio suivant : le nombre d’hameçons observés sur le nombre total d’hameçons déclarés. En 2016, ce taux est de 6 %. Un autre ratio permet également le calcul du taux de couverture : le nombre de lignes filées observés sur le nombre total de lignes filées déclarés sur une même période. A l’exception de l’année 2015, le taux de couverture pour le nombre de lignes filées observés a toujours été supérieur à 5 % dès 2009, avec un record de 9,7 % en 2010. Pour l’année 2016, ce taux est de 5,6 %. Il a fallu plusieurs années d’engagement pour obtenir ces résultats satisfaisants au regard du minimum exigé par le programme, et fixé à 5 % par l’organisation régionale des pêches*.


Maintenir une couverture régulière de l’activité pêche

Plusieurs paramètres ont dû être réunis : une stabilité de la flottille palangrière, une possibilité d’accueil sur la majorité des navires, une relation de confiance entretenue par les observateurs, et une équipe permanente d’observateurs. Désormais, le nombre de navires actifs observables (13 à ce jour) est stable, de même que le nombre de campagnes d’observations réalisées. En 2016, le pourcentage de la flottille observée était de 76 %. Cette année-là, et pour la première fois : 1 navire a été observé 3 fois, 9 navires ont été observés 2 fois et 6 navires ont été observés 1 fois. Seul 1 navire est non observable pour cause d’incapacité d’accueil.

Un impact minime sur la ressource

Au cours de l’année 2016, 17 missions d’observations ont pu être effectuées par les deux observateurs de l’ADECAL, Charles Cuewapuru et Thomas Auger, sur 13 des 17 navires calédoniens, titulaires d’une licence de pêche. Grâce au suivi constant de l’effort de pêche des armements calédoniens et des méthodes de pêche employées par les pêcheurs professionnels, l’analyse des données (déclaration par fiche de pêche et donnés d’observation) permet de confirmer que l’impact sur la ressource pélagique est faible. Pour 2018, il est prévu que tous les navires observables puissent embarquer un observateur au moins 2 fois par an.

Cette organisation est la commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC) en charge de la gestion des espèces de poissons de la famille des thonidés (thons, bonites, marlins et espadons) et des espèces apparentées.

Source gouvernement/Adecal



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