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Nouvelles condamnations pour pêche illégale

Vendredi 24 Juillet 2015

La justice a une nouvelle fois condamné le 24 juin et 2 juillet derniers, à de lourdes amendes et prison avec sursis, des plaisanciers surpris en infraction de la réglementation relative à la pêche en province Sud.
Durant les dernières audiences publiques du tribunal de premières instances, plusieurs affaires établies par les gardes Nature de la province Sud ont vu leur délibéré entériné par l’autorité de justice.



Le bateau de la protection du lagon photo©Fabrice Wenger
Le bateau de la protection du lagon photo©Fabrice Wenger

 
Deux plaisanciers, ayant été pris en flagrant délit de pêche de 5 poissons dans la réserve marine protégée de Poé, à Bourail, ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Le 24 juin dernier, le tribunal les a condamnés à verser une amende d’un montant exemplaire de 120 000 F ainsi que 100 000 F de dommages et intérêts à la province Sud.

A noter également, un plaisancier pris en flagrant délit de pêche de 11 crabes au-dessous de la taille autorisée le 5 février 2014, par les gardes Nature, à Moindou, a été reconnu coupable par l’autorité de justice le 2 juillet dernier, et condamné à une amende de 60 000 F ainsi que d’un mois de prison avec sursis pour avoir tenté de falsifier son identité lors du contrôle.

Ces décisions du tribunal, fermes et exemplaires pour ces faits qui constituent des délits au titre des réglementations provinciales, renforcent et confirment l’action de la province Sud dans sa lutte quotidienne contre la pêche irrégulière et les activités prohibées au sein des aires protégées.

Assermentés, les 24 gardes Nature de la direction de l’Environnement de la province Sud patrouillent aussi bien de nuit que de jour, sur l’ensemble du lagon et procèdent également à des contrôles dans les différents lieux de vente de produits de la mer (marchés, foires, etc.). L’ensemble de ces contrôles peut être mené avec le concours des gendarmes ou des douanes. Les gardes Nature établissent une centaine de procès-verbaux par an en matière de « pêche ».

En cas d’infraction en matière de produits de la mer détenus et/ou vendus, les mis en cause s’exposent à de lourdes sanctions pénales, s’agissant de délits punis d’amendes pouvant atteindre plus de deux millions et demi de francs.

 

Rappels des fondamentaux en matière de réglementations liées à l’exercice de la pêche en province Sud : les pêches et les conditions de vente de produits de la mer sont strictement encadrées en province Sud dans l’objectif de préserver à long terme des ressources marines de notre lagon. Nous sommes tous concernés : pêcheurs professionnels, commerçants, plaisanciers, consommateurs.

1 / Les plaisanciers ne peuvent jamais détenir à bord plus de 40 kg de produit de la mer.

2/ Seuls les pêcheurs et revendeurs professionnels, autorisés par la province Sud sont habilités à commercialiser les produits de la mer.

3/ Le produit de la pêche de plaisance est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de son entourage. Tout produit de la mer issu de la pêche de plaisance est donc interdit à la vente ou revente. C’est un délit commis par le vendeur mais aussi par l’acheteur.

4/ La détention et l’utilisation par les pêcheurs professionnels d’engins de pêche sous- marine sont interdites. Il est donc interdit de commercialiser tout poisson capturé au fusil. C’est là encore un délit commis par le vendeur mais aussi par l’acheteur.

5/ Pour tous, l’exercice de la pêche est interdite en bouteille de plongée sous-marine.

6/ L’exercice de la pêche sous-marine entre le coucher et le lever du soleil et l’usage de foyer lumineux sont interdits pour tous (des dispositions particulières relatives à la pêche professionnelle, pour les langoustes, peuvent être autorisées par la province).

7/ L’usage en pêche de tous les outils destructeurs (pelle, barre à mine, pioche, ..) et tous poison y compris les détergents et le bleu à poulpe est interdit.

8/ En plus de ces dispositions générales, la pêche de plaisance est encadrée par des types d’engins et matériels qu’il est possible d’utiliser. Egalement, certaines espèces demandant une vigilance accrue pour le maintien de leur stock dans les milieux naturels font l’objet de règles spécifiques en rapport à leur taille, nature ou poids (exemple : interdiction de pêche de langoustes grainées, interdiction de pêche de mère loche de plus de 15kg ou d’un mètre, interdiction de pêche de trocas dont le plus grand diamètre est inférieur à 9 centimètres et supérieur à 12 centimètres, etc.).

Frédéric Dhie



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