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Mieux protéger le patrimoine culturel calédonien

Vendredi 12 Juillet 2019

Une journée de formation dispensée par la direction de la Culture, de la condition féminine et de la citoyenneté (DCCFC) à l’attention d’agents de la direction régionale des Douanes a eu lieu cette semaine. Objectif : sensibiliser les douaniers au repérage d’archives et d’objets anciens présentant un intérêt patrimonial.




Monnaie kanak, haches de cérémonie, poteries lapita… Le patrimoine culturel calédonien recèle bien des trésors susceptibles d’attiser la convoitise des collectionneurs. Afin de protéger ces objets et d’éviter leur sortie incontrôlée - voire illicite - du territoire, le gouvernement a pris en avril un arrêté d’application qui renforce la protection des biens culturels du patrimoine calédonien ayant un intérêt historique, artistique ou archéologique. Cet arrêté, « qui vient combler un manque » selon le directeur de la DCCFC Régis Vendegou, définit en effet les conditions d’exportation des biens et fixe la liste de ceux dont l’exportation est interdite ou subordonnée à une autorisation administrative.

De la théorie à la pratique

Identifier les objets anciens dissimulés, par exemple, dans les bagages des passagers est devenu ainsi une nouvelle mission des douaniers. Pour les accompagner dans le déploiement de ce type de contrôle, la DCCFC a donc organisé une journée de sensibilisation au repérage de biens anciens qui s’est déroulée au service des archives de Nouville et au musée de Nouvelle-Calédonie. « L’ambition n’est pas de faire d’eux des experts, mais de leur transmettre quelques clés qui leur permettront de reconnaître les objets les plus rares », explique Marianne Tissandier, responsable des collections au musée de Nouvelle-Calédonie.
Un œil plus aguerri

La finesse d’un tressage ou la présence de poils de roussette – « matériau que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’en Calédonie »  - précise la spécialiste des œuvres d’art, sont notamment les signes d’un objet ancien. En matière d’archives, les douaniers ont appris à identifier la texture des papiers ou encore à reconnaître certains cachets apposés sur les documents.
« Ce type d’éclairage nous permettra d’être plus efficaces dans nos contrôles puisqu’on sait désormais précisément quels sont les objets qui doivent attirer notre attention », confie une douanière à l’issue de la formation. « Je suis ravie de cette journée, ajoute sa collègue, j’ai réalisé qu’il y a effectivement beaucoup de biens culturels précieux en Nouvelle-Calédonie que nous devons protéger : cela apporte une nouvelle dimension à nos missions. »

Frédéric Dhie



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