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Les prélèvements sur Gadji, c’est parti !

Vendredi 6 Novembre 2015

L’étude environnementale aux abords de l’Installation de Stockage des Déchets de Gadji a démarré ce jeudi 5 novembre. Son accueil très favorable par la population voisine a permis de procéder dans la foulée de la coutume d'acceptation à l’organisation des premiers prélèvements dès le lendemain matin.




Le protocole des pêches et des analyses qui s’en suivront a été détaillé aux coutumiers mercredi 4 novembre. Pour Justin Gaïa, chef de la tribu de N’Dé et membre du conseil coutumier de l’aire Djubéa-Kaponé, « il est l’heure de rassurer la population riveraine de l’ISD, notamment sur la qualité des produits de la mer consommés. Le résultat des analyses sera communiqué au public à la rentrée, début 2016. La population de N’Dé collabore à ces études, par le biais de notre association H.K.N. (”Les gens de NÉDJÈÈ”). »

Analyser ce qui est consommé

C’est donc autour de Bernard Gaïa, le président de l’association créée par le conseil coutumier, que le programme a été confirmé. De par son expérience de pêcheur de crabes à la nasse, c’est même lui qui fournira les crustacés nécessaires aux ingénieurs de Soproner, le bureau d’études mandaté par la province Sud sur cette opération.

Six sites de prélèvement ont été définis : 1 bassin dans l’ISD, 2 points en mangrove autour de l’ISD et 3 points en zone de littoral. En baie de N’Dé et en baie de Toro (Païta) mais aussi à la Pointe-à-la-dorade pour inspecter l’état du littoral jusqu’à Dumbéa sur mer.

Quant aux types de prélèvements, ils sont multiples : il faut pouvoir analyser la qualité des chairs de crabes pêchés au milieu de la baie et dans les palétuviers, mais aussi celle des coquillages comestibles ramassés sur le rivage. « La palourde est dans ce cas un bon indicateur, nous précise Antoine Gilbert de Soproner. Nous cherchons à avoir une image de ce que la population consomme au quotidien. »

L'adhésion de la population

Pour ramasser les coquillages (les grisettes), ce sont les femmes qui ont été appelées à se mobiliser autour de Bernard. « D’accoutumée, ce sont nous les femmes qui pêchons en bord de mer, les crabes de palétuviers et les coquillages. Les coutumiers nous ont donc sollicitées pour participer à la ”campagne”. Nous connaissons très bien les coins pour ramener tous les prélèvements dont nous avons besoin », explique Micheline Tein en étudiant les cartes de zonages de Soproner et le calendrier des marées avec Nicolas Guiguin, également ingénieur halieute au sein du bureau d’études.

Jeudi matin, c’est Annie Goetro qui arrive la première pour la pêche aux grisettes aux pieds des palétuviers, au sud de la plage de N’Dé, et sa fille la rejoint. « Nous sommes en communion autour de cette opération, explique t-elle. Ce que je veux dire, c’est que nous participons volontiers. J’ai décidé d’emmener ma fille, parce qu’il faut vite profiter des marées basses pour amasser les quantités nécessaires aux analyses. »

Quatre analyses sont prévues sur chacun des sites identifiés. Il faut donc 4 échantillons par lieu de prélèvement. Pour obtenir 5 grammes de chair de grisettes, le volume d’échantillon nécessaire… est d’une centaine de palourdes. Quant aux crabes, il en faudrait une dizaine par échantillon et par site. « Il nous faut aussi mettre en œuvre les prélèvements de sédiments en différents points, en bord de mer comme dans l’ISD, complète Patrice Hervouet du bureau des Installations classées pour la protection de l’Environnement (ICPE) au sein la direction de l’environnement de la province Sud. Grâce à l’appui de la population voisine, notre campagne de prélèvements est bien partie ! »




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