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Le tourisme durable dans l’œil du CESE national

Mardi 4 Septembre 2018

Une délégation du Conseil économique, social et environnemental (CESE) national est en Nouvelle-Calédonie pour présenter à ses institutions une étude relative à la promotion du tourisme durable dans les Outre-mer. Elle a été reçue au gouvernement ce lundi matin, 3 septembre, par Jean-Louis d’Anglebermes, vice-président, et Didier Poidyaliwane, notamment en charge des relations avec le Sénat coutumier et les conseils coutumiers.





C’est « une visite de courtoisie », qui a retenu toute l’attention de Jean-Louis d’Anglebermes et de Didier Poidyaliwane. Le vice-président du gouvernement, souhaitant la bienvenue aux représentants du CESE national, n’a pas manqué de souligner la « situation particulière » de la Nouvelle-Calédonie dans le paysage touristique ultra-marin : un territoire où le tourisme n’est pas le moteur du développement économique, et où les trois provinces se partagent les compétentes en matière de développement touristique. « Je suis intéressé de voir si cette particularité est prise en compte dans votre rapport », a-t-il indiqué.

« Interroger directement les exécutifs locaux »

Cette délégation du CESE national, composée d’Inès Bouchaut-Choisy, présidente du groupe Outre-mer, de deux conseillers et membres de la délégation à l’Outre-mer, Didier Guenant-Jeanson et Octave Togna, et de David Latchimy, attaché du groupe Outre-mer, a répondu à l’invitation du président du CESE de Nouvelle-Calédonie, Daniel Cornaille.

Jusqu’au 6 septembre, ses membres iront à la rencontre des institutionnels, des acteurs du tourisme et de la population des trois provinces pour échanger et exposer les conclusions de l’avis adopté le 29 mars 2018 par l’assemblée plénière du CESE. Cette étude a donné lieu à dix préconisations. Inès Bouchaut-Choisy a précisé que sa visite en Nouvelle-Calédonie s’insère dans la volonté d’« interroger directement les exécutifs locaux sur la déclinaison de ces préconisations ».

« Tout un modèle à repenser »

La présidente du groupe Outre-mer a rappelé « la faiblesse de notre modèle », s’agissant des stratégies du tourisme outre-mer, et la nécessité de « reposer le constat de manière globale ». « Dès qu’un de nos territoires est confronté à une crise (requins, sargasses…), celle-ci se répercute sur le tourisme », déplore-t-elle. Dans le même temps, « l’ensemble de nos territoires est confronté au réchauffement climatique », il s’agit donc de réformer notre modèle touristique actuel pour l’orienter vers le tourisme durable.

Pour Didier Poidyaliwane, également en charge du développement durable, c’est en effet « tout un modèle à repenser », aussi en Nouvelle-Calédonie, et « un domaine à travailler avec les tribus ». Il a souligné l’avancée que constitue la toute récente création des réserves du parc de la mer de Corail, qui en limitent drastiquement l’accès, notamment à l’égard des croisières dites « d’expédition ».

Ont également participé à cette rencontre le président du comité consultatif, social et économique de Wallis-et-Futuna, Christian Vaamaï, et cinq représentants du CESE de la Nouvelle-Calédonie : Daniel Cornaille, président, Jean-Pierre Flotat et Gaston Poiroi, premier et deuxième vice-présidents, Patrick Ollivaud, président de la commission du développement touristique, et François-Paul Bufnoir, secrétaire général.

Source gouvernement



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