Connectez-vous

Le parc de la mer de Corail, ambassadeur de la Calédonie

Lundi 26 Décembre 2016

Mission accomplie pour le comité de gestion du parc naturel de la mer de Corail ! Ses membres se sont réunis mardi pour valider le projet de plan de gestion de l’immense aire maritime protégée, créée en 2014 par le gouvernement.

En 120 pages, le plan de gestion du parc de la mer de Corail détaille notamment les objectifs et les sous-objectifs à atteindre sur une période de cinq ans (2017-2021) en matière de protection, de fonctionnement, de coopération, mais aussi d’usages durables et responsables (pêche, transport maritime, tourisme…). Et cela au sein d’un espace qui couvre l’ensemble de la zone économique exclusive (ZEE) de la Nouvelle-Calédonie, soit une superficie d’1,3 million de km2. « Nous sommes pionniers dans la région, souligne le président du gouvernement qui co-préside le comité de gestion aux côtés du haut-commissaire. Dix-neuf mois après la création du comité, le parc s’est doté d’un projet de plan de gestion qui a de grandes ambitions portées collectivement ». En effet, ce document de référence est le fruit de la concertation d’experts et des membres du comité de gestion du parc. Celui-ci a réuni autour de la table représentants des institutions, coutumiers, professionnels de la mer et membres d’associations environnementales avec un mot d’ordre : trouver un consensus, en particulier pour concilier préservation et développement économique.

Réserve naturelle

« Le plan de gestion est un document stratégique, explique Éric Mévelec, à la tête de la direction des Affaires maritimes qui a piloté son élaboration. Au niveau opérationnel, il y aura chaque année un plan d’actions qui déclinera les objectifs ». Par exemple, en matière de protection, une des premières actions qui devrait s’appliquer en 2017 est la mise en réserve naturelle des récifs éloignés, soit environ 46 000 km2 de récifs vierges, aussi appelés « pristines ». Autre point, le travail qui va être mené avec les professionnels de la mer sur la notion d’éco-responsabilité « à l’image de ce que fait déjà le secteur de la pêche hauturière », précise Éric Mévelec.

« Hot spot de la recherche »

La volonté du plan de gestion est de promouvoir le parc en premier lieu au niveau local, en sensibilisant les Calédoniens, mais aussi au niveau régional et international. « Être dépositaire d’un patrimoine universel de cet ampleur et devoir le conserver pour les générations futures, cela nécessite que la communauté internationale nous soutienne », a insisté Philippe Germain devant les membres du comité de gestion. Le président du gouvernement a d’ailleurs interpellé l’Union européenne – qui investit des fonds dans la région – sur cette problématique. L’objectif est aussi d’encourager les bonnes pratiques, notamment en matière de pêche, auprès des pays voisins car « repousser les frontières des pratiques non soutenables, c’est aussi, géographiquement, éloigner les braconniers de nos eaux », met en avant le président.

Il s’agit également d’attirer et de retenir la recherche scientifique en Nouvelle-Calédonie, pour qu’elle soit le porte-parole de ce patrimoine au niveau international, mais aussi source de développement économique.

La validation du projet de plan de gestion par le comité était une étape importante, mais ce n’est pas la dernière. Après la consultation des Calédoniens au début de l’année 2017 (lire l’encadré), le document sera présenté dans sa forme finale au gouvernement.

Consultation publique

Les Calédoniens vont pouvoir donner à leur tour leur avis sur le contenu du plan de gestion du parc de la mer de Corail. L’opération « Les Calédoniens ont la parole » sera officiellement lancée le 1er février 2017. Environ vingt rencontres avec le public seront organisées en février, dans les trois provinces. Le projet de plan de gestion sera ensuite ajusté en fonction des propositions qui auront été recueillies et examinées.
Point de situation

Les bordures du parc naturel de la mer de Corail sont délimitées : à l’ouest par l’Australie, au nord par la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon, à l’est par le Vanuatu et les îles Fidji. Le parc abrite 30 % des récifs vierges mondiaux, des centaines de monts sous-marins, des dizaines d’îlots servant de lieux de reproduction aux tortues et aux oiseaux marins.




Source gouvernement



Environnement | Les videos | Les archives