Connectez-vous

« Le FLNKS renie sa parole du comité des signataires !»

Lundi 5 Mars 2018

Les Républicains calédoniens dénoncent avec la plus grande fermeté le communiqué du FLNKS du 1er mars qui indique que les indépendantistes ne respecteront pas l’accord du dernier Comité des signataires. Celui-ci précise qu’ils s’opposeront aux inscriptions d’office des personnes nées en Nouvelle-Calédonie et justifiant de trois ans de présence sur les fichiers sociaux lors des commissions électorales pour le référendum.



Le FLNKS, donc l’UC et le PALIKA, reviennent ainsi sur l’accord négocié et signé sous l’égide du Premier ministre, Edouard Philippe ; accord qui a permis de trouver un compromis permettant à terme l’inscription sans dépôt de dossier de 7000 Calédoniens de statut coutumier, et de 4000 natifs de statut de droit commun.

Lors de l’examen de la modification de la Loi organique, le président de la commission des lois du Sénat, suivi par l’ensemble des sénateurs, a réaffirmé le caractère suffisant des trois ans de présence sur les fichiers CAFAT pour inscrire automatiquement les personnes nées en Nouvelle-Calédonie.

Aujourd’hui le FLNKS demande que l’Assemblée nationale contredise l’analyse du Sénat et rende ainsi de facto caduque l’accord du dernier Comité des Signataires, en privant 4000 Calédoniens relevant du droit commun de leur droit à l'inscription d'office sur la liste référendaire.

Les Républicains calédoniens exigent des deux députés de Calédonie ensemble, qu'ils fassent respecter l'esprit de l'accord passé à Paris et demandent fermement au Premier ministre qu'il se positionne clairement sur la question. Et surtout qu’il veille à ce que l'Assemblée nationale respecte l'accord passé devant lui ainsi que les travaux du Sénat, en confirmant que les personnes nées en Nouvelle-Calédonie et ayant trois ans de présence sur les fichiers CAFAT ont bien vocation à être inscrits d'office.

Les Républicains calédoniens considèrent que le reniement de la parole donnée au Comité des signataires par les indépendantistes est totalement contraire à un dialogue constructif pour commencer à préparer l'après référendum et souhaitent que l’Etat ne cède pas à cette nouvelle surenchère.

L'Etat est le garant des décisions du Comité des signataires et il lui incombe d'en assurer le respect.

Source RC



Politique | Les videos | Les archives | Les listes par commune