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Lauréat du concours d'architecture du MUZ: Gaëlle Henry Architecte et Why architecture

Vendredi 13 Juillet 2018

Le projet d’extension du musée de Nouvelle-Calédonie, rebaptisé MUZ, encadre et protège le site existant, en laissant le musée actuel visible sur ses façades est et ouest, sur le jardin et le parvis.



Le projet lauréat

Lauréat du concours d'architecture du MUZ: Gaëlle Henry Architecte et Why architecture
L’extension s’élève progressivement en spirale et se décompose en quatre entités implantées dans les quatre angles :

- au sud-ouest : les espaces d’accueil et un café, - au sud-est : les espaces d’exposition,
- au nord-est : l’espace pédagogie
- au nord-ouest : l’administration.
Le parvis d’accueil deviendra une véritable place urbaine, ouverte sur le Mwa Kaa et vers le marché et le port.

Les façades en écailles
Les façades extérieures de l’extension, en acier Corten et en bois, auront une inclinaison protectrice. Elles seront recouvertes d’écailles, telles la peau d’un tricot rayé. Ce procédé permet de créer simplement des parois courbes.
La partie basse de la façade sera constituée d’écailles en acier Corten, résistant aux dégradations et aux nettoyages. Le Corten est un alliage métallique très récent, solide, rigide, durable et facile à entretenir. Il a été inventé en Europe et est importé de manière courante en Calédonie.

La partie haute de la façade sera recouverte d’écailles de bois de même taille que celles en acier. Elles seront fabriquées localement, à partir de bois issues de Nouvelle-Calédonie ou de la région Pacifique. La population pourra contribuer au projet en apportant des écailles de bois sculptées.

L’éclairage des façades sera obtenue par l’installation de petites lampes à led, fixées derrières certaines écailles.

   L’ensemble des enveloppes est en ossature bois, tandis que les planchers intermédiaires sont en béton, pour l’inertie et le confort thermique du bâtiment. La structure sera apparente dès lors que cela sera rendu possible. Le bâtiment existant, qui est en béton, sera rénové sans être dénaturé.

Chantier vert et conception bio-climatique du bâtiment
  • Le projet a été conçu en adéquation avec le projet de réglementation énergétique de la Nouvelle-Calédonie, favorisant la ventilation naturelle, l’exposition et la protection des fenêtres, la couleur et l’isolation des toitures, etc. L’ensemble des toits de l’extension et une partie de l’existant seront couverts de panneaux photovoltaïques, permettant une auto- suffisance énergétique.
  • L’arrosage des jardins sera effectué à partir de la récupération des eaux pluviales, excepté en période de sécheresse.
  • Afin de limiter les nuisances durant le chantier, le projet s’inscrit dans une démarche « chantier vert » porté par la CCI (information des riverains, tri des déchets, suivi des consommations, emploi de matériaux issus du recyclage, etc.).



Scénographie et synopsis du parcours de visite du musée
Le nouveau parcours muséographique ancre le projet de rénovation et d’extension du musée de Nouvelle-Calédonie dans l’esprit de l’Accord de Nouméa. Il structure l'idée du destin commun, qui rassemble toutes les communautés. La première séquence est dédiée à l’océan, par lequel est arrivé l’homme, quelles que soient les époques. La nouvelle muséographie accorde également une place, jusque-là inexistante, à la valorisation du patrimoine archéologique de la Nouvelle-Calédonie, notamment les poteries Lapita de renommée internationale, à celle de la collection d’œuvres kanak, une des plus importantes au monde, et à l’histoire de l'archipel, au travers des arrivées successives et des apports de toutes les communautés calédoniennes.

L’exposition permanente (1630 m2) sera découpée en 7 séquences. Les pirogues seront dans le hall d’accueil.
  • Séquence 1 : l'épopée du Pacifique (diffusion d’un film introductif présentant notamment la conquête de cet espace marin),
  • Séquence 2 : les origines (l’art de la navigation, les peuples Lapita, les pétroglyphes et la céramique kanak),
  • Séquence 3 : la civilisation kanak (organisation sociale et politique, sculptures, images de la mort, la coutume, la danse, hiérarchie sociale, outils et construction de la case).
  • Séquence 4 : les explorateurs et la prise de possession (impression sur bois),
  • Séquence 5 : évolution d’un terroir kanak (maquette numérique reprenant les faits historiques marquants de la période 1874 – 1974).
  • Séquence 6 : chronique d’un pays en devenir
  • Séquence 7 : espace semi permanent sur la communauté de destin (l’Accord de Nouméa, espace d’art contemporain, espace d’expression libre).
  • Un espace d’exposition temporaire de 500 m2
À l’exposition permanente sera adossé un cabinet des arts océaniens (270 m2), composé :
- d’un espace permanent de 100 m2 où seront présentées les plus belles œuvres et les plus
documentées de la collection océanienne,
- d’un espace semi-permanent de 170 m2 qui permettra de produire des expositions
thématiques.

Circulation dans le musée et les jardins
Les différents espaces du musée seront décloisonnés, afin que le visiteur passe des jardins aux espaces d’exposition, des espaces pédagogiques au café plus facilement.
Le jardin situé devant le musée, à l’extérieur, au niveau du parvis et de l’esplanade, mêlera des références à la terre et à la mer, par une végétation de bord de mer (fougère scolopendre, palmiers) et un revêtement en silice résiné de couleur dégradé, en forme de vagues, en fonction des courbes de niveaux. Le patio intérieur sera aménagé en forme de lézard en tenant compte de la végétation existante (forêt humide), sur le thème des Lapita. Les autres jardins de type ethnobotaniques seront aménagés avec des points d’amer et des symboles symétriques (cercle, carré, spirale), à l’image des jardins kanaks où chaque élément a un sens, donne une fonction aux espaces et aux lieux.

Lauréat du concours d'architecture du MUZ: Gaëlle Henry Architecte et Why architecture

Lauréat du concours d'architecture du MUZ: Gaëlle Henry Architecte et Why architecture

Source gouvernement



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