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Lancement du site de l'APPAM pour mieux connaître les plantes calédoniennes

Mercredi 22 Février 2017

L'Association pour la Promotion des Plantes Aromatiques et Médicinales de Nouvelle-Calédonie a ouvert, aujourd'hui, son site internet réalisé par Antipode Productions.
La conférence de presse qui a eu lieu ce matin à l'IRD a permis à Pierre Cabalion, Président de l'association, Edouard Hnawia, Trésorier, en présence de Gildas Gateblé de l'IAC d'expliquer leur démarche. Ce site qui s'enrichira au fur et à mesure, comprend déjà une quarantaine de monographies de plantes, aromatiques, tinctoriales, médicinales ou ornementales.



Pierre Cabalion, Edouard Hnawia, Gildas Gateblé et Florence Dhie (de droite à gauche)
Pierre Cabalion, Edouard Hnawia, Gildas Gateblé et Florence Dhie (de droite à gauche)
Le mot du Président

Il s'agit de  mieux connaître la Flore de la Grande Terre et des Iles, les espèces présentes et leurs qualités ou effets. Cette recherche a motivé plusieurs membres de notre association et les occupe professionnellement. 

Le  but de ce site est aussi d'établir un pont, aussi large que possible, entre les connaissances traditionnelles et scientifiques, et de contribuer à faciliter la circulation dans les deux sens des informations disponibles sur les plantes, à la lumière d'un éclairage qui se veut scientifique et pratique. 

L'environnement naturel a en effet été largement utilisé pour les besoins de la vie quotidienne et  peu à peu chaque espèce s'est vue dotée d'une réputation globale, en tant que remède, aliment, ou autres usages possibles. Le palette est vaste pour se nourrir, se soigner, se couvrir, ou se parfumer, sans compter le tableau des représentations culturelles construites autour de certaines plantes, qui deviennent alors des symboles ou parfois des totems.  
L'histoire de la Nouvelle-Calédonie se lit ainsi dans le nom actuel des espèces végétales, selon les diverses langues kanak, qui ont souvent échangé entre elles leurs vocabulaires. Le français a lui aussi puisé dans ces dénominations, les a recomposées et réinventées, formant une nouvelle "phytonymie" populaire, celle des noms français de plantes calédoniennes. La richesse de la flore 
se lit bien sûr dans les dictionnaires de langues kanak qui nous indiquent, en résumé, à quoi servent les plantes citées : certaines, qui ont un bois très dur, sont favorable à la production d'outils, d'autres ont des propriétés qui en font des remèdes, d'autres enfin sont seulement identifiées par un nom commun local.  

L'approche ethnobotanique, qui étudie l'usage des plantes par telle ou telle population,  permet donc de préciser une silhouette composite pour chaque espèce connue, reconnue et, le plus souvent, nommée.  
Il ne reste plus (si l'on peut s'exprimer ainsi) qu'à mettre en oeuvre une autre palette d'outils, comme ceux de l'ethnopharmacologie, pour définir scientifiquement le noms des espèces (un seul nom latin valide), la concentration et la composition chimique des extraits (molécules répérées aujourd'hui par méthodes  physiques) et l'activité des composés présents (bioactivité et toxicité, grâce aux méthodes pharmacologiques).  

En résumé, nous essaierons de faciliter l'approche à la connaisance des plantes et de leurs qualités. 

Pierre Cabalion, pdt.
 


Frédéric Dhie



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