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La vraie histoire du Grand Chef ATAI.

Lundi 21 Septembre 2015

Les assassins d’Ataï et de ses hommes apportent les têtes coupées des vaincus aux colons français.
« Ah! te voilà! » gronde Ataï en voyant s’avancer vers lui son assassin. Ce sont ses derniers mots. Quelques secondes plus tard, le grand chef kanak s’effondre sous les coups de hache de Segou, ce frère félon de la tribu de Canala, qui lui tranche la tête.



Mort d'Ataï
Mort d'Ataï

La scène se passe le 1er septembre 1878 à Fonimoulou, en plein cœur de la Nouvelle-Calédonie, terre que les Français se sont octroyée en 1853.
Ataï, c’est Vercingétorix, l’homme qui fédère et soulève les tribus kanakes contre les Français lorsque leurs colons se répandent à l’intérieur de la Grande Terre, laissant leurs troupeaux dévaster les cultures des « indigènes ». Le vieux chef coutumier a alors une explication orageuse avec le gouverneur de l’île, Léopold de Pritzbuer. Il déverse à ses pieds un premier sac de bonne terre : « Voilà ce que nous avions. » Puis il en vide un second plein de pierres : « Voilà ce que tu nous laisses. » Sous son casque colonial, le gouverneur hausse les épaules et réplique à son visiteur à demi-nu qu’il n’a qu’à installer des clôtures pour protéger ses plantations. « Lorsque les taros (NDLR : des légumes-racines) iront manger les bœufs, je les construirai », répond Ataï, furieux. C’est donc la guerre




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