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La santé en NC regresse.

Vendredi 21 Décembre 2018

Bruno Calandreau, le président de l'organe de l'ordre des médecins de Nouvelle Calédonie commente le code de santé calédonien adopté à l'unanimité au Congrès cette semaine.



Bruno Calandreau, le président de l'organe de l'ordre des médecins de Nouvelle Calédonie
Bruno Calandreau, le président de l'organe de l'ordre des médecins de Nouvelle Calédonie

"L'histoire, on la sentait venir depuis quelque temps déjà, depuis, en fait, que l'on a confié le secteur de la santé aux indépendantistes. Il s'agissait d'un voeu formulé de longue date par le Président de la Province Nord, et celui du Parti Travailliste, en l'occurrence unis (si j'ose dire) autour du même paradigme : halte aux médecins français, bienvenue aux médecins du fer de lance. Pourquoi pas ? Après tout, on a la santé que l'on mérite. Autre idée dans le cadre de ce mirifique projet "Do Kamo" , tellement génial que l'IGAS a dû le réviser de la cave au grenier, mais qui pourtant, je le rappelle, quitte a déplaire à quelques amis, a été voté à l'unanimité au congrès, autre idée donc, celle d'interdire aux Calédoniens de se faire soigner en métropole, ou alors à leurs frais exclusifs. Quelles conséquences ? Encore un peu moins de liens avec la France, encore un peu plus de nationalisme bêlant, idéologique, irréfléchi, injuste et contre-productif. Pourquoi injuste ? Parce que les Calédoniens sont Français et qu'ils ont le droit, au nom de la continuité territoriale, d'être soignés en France, pour peu que leur pathologie nécessite une prise en charge hyperspécialisée seulement disponible en métropole. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'une prise en charge en métropole est moins coûteuse qu'une prise en charge à Sydney. On ne fera donc pas d'économie, on ira juste dans le sens du courant, celui qui nous éloigne, peu à peu, mais hélas sans doute irrémédiablement, de la France. Toutefois, gageons que pour les dirigeants de notre belle terre de parole et de partage, il y aura quelques passe-droits pour aller se faire, par exemple, réviser la prostate dans la mère patrie. "

Source FB



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