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La Nouvelle-Calédonie se dote d’une Agence de développement touristique

Lundi 1 Octobre 2018

Investissements, formations… la Nouvelle-Calédonie professionnalise son offre touristique. La destination va confier son OT parisien à un GSA (représentant). La Nouvelle-Calédonie a reçu un nombre record de 121.000 touristes en 2017.

La Nouvelle-Calédonie a lancé un appel d’offres pour la promotion de son tourisme. Début 2019, ce sera un bureau de représentation (GSA) qui sera chargé de booster la fréquentation touristique en France continentale et en Europe. « De nombreuses destinations confient cette activité à un GSA et s’en félicitent» note Jean-Marc Mocellin, directeur de Nouvelle Calédonie Tourisme (NCT). Arrivé il y a un peu plus d’un an, il entend mettre en œuvre la stratégie de développement touristique adoptée fin 2016.




 
« Nous voulons un développement respectueux de l’environnement et des populations. Les politiques et la population soutiennent depuis 2 ans  cette stratégie qui a été acceptée à la quasi-unanimité après les Ateliers du Tourisme de 2015 (150 réunions de 500 personnes).  On a fait un état des lieux, on a réfléchi aux objectifs et aux modalités. »
 
Professionnalisation de la démarche touristique

Le territoire « sui generis » d’outre-mer a donc décidé de se doter d’une Agence de développement touristique. Ce GIE « en cours de création (va) faciliter et motiver les investissements touristiques » explique le directeur de NCT. Son domaine de compétence ira de la promotion à l’investissement en passant par le suivi de la stratégie et la formation des jeunes.
 
Biodiversité et protection de l’environnement sont des axes majeurs de ce développement. Un paradoxe pourrait-on penser pour un territoire dont l’économie repose depuis des décennies sur l’extraction du nickel. Le tourisme dans le respect de ses populations, ses terres (majoritairement coutumières) et son environnement est la voie choisie pour une nécessaire diversification économique.
 
L’Agence de développement touristique devient un outil essentiel. Car la Nouvelle-Calédonie veut pouvoir offrir par exemple d’ici 3 à 5 ans des boutiques-hôtels et des écolodges. Des investissements seront nécessaires pour la construction de tels projets, même si les provinces vont abonder. Le développement d’activités touristiques locales permet aussi d’éviter les phénomènes d’exode vers Nouméa. La sensibilisation des jeunes au tourisme devrait également passer par des modules ad hoc à l’école.
 
3 atouts pour la Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie veut  clairement capitaliser sur ses trois atouts: culture Kanak, lagons (classés par l’Unesco depuis 10 ans), mode de vie des colons de l’Ouest. En 2017, elle a accueilli 121.000 touristes. Un record par rapport aux quelque 100.000 enregistrés pendant « plusieurs décennies », mais qui « reste modeste » pour Jean-Marc Mocellin. Avec toutefois des signes positifs notamment pour « le marché français en progression de 3,5% l’an dernier et de 2,5% sur 2018 ».
 
Une croissance « rassurante », alors que le territoire s’apprête à se prononcer par référendum le 4 novembre 2018 sur « l’accession à la pleine souveraineté ». « Les touristes n’ont pas eu peur d’éventuelles grèves » souligne Jean-Marc Mocellin. La France représente 36% du total des touristes, suivie du Japon (25%), de l’Australie (23%), de la  Nouvelle-Zélande (plus de 10%) et d’autres marchés.
 
Un e-learning double pour les professionnels du tourisme

Pour permettre aux agents de voyages d’en savoir plus sur la Nouvelle-Calédonie et de mieux la vendre, un e-learning va être lancé « d’ici à la fin de l’année ». Avec des modules interactifs, il sera disponible aussi sur mobile. Les modules de 20 à 30 minutes seront agrémentés d’incentives, de concours et de vidéos » détaille Jean-Marc Mocellin.
 
Un séjour moyen en Nouvelle-Calédonie dure entre 15 et 20 jours. Les touristes font généralement un tour de l’île, en partant de Nouméa vers les plaines de l’Ouest et ses colons, puis l’Est plus tropical et ses tribus kanak, ensuite le Sud et sa terre rouge (mines de nickel) pour de la rando et enfin du balnéaire sur l’île des Pins ou Lifou.
 
En 2019, un autre outil en e-learning sera proposé par Nouvelle Calédonie Tourisme. Il sera destiné aux professionnels du tourisme calédonien.  L’idée étant de former, donner des clés, des bonnes pratiques…
 
Au départ de Paris, la Nouvelle-Calédonie est desservie par Air France et Air CalIn, mais aussi  Air Tahiti Nui et Air New Zealand. En 2017, AF notamment a sorti un tarif attractif à moins de 1.000€.
Pour en savoir plus http://www.quotidiendutourisme.com/destination/la-nouvelle-caledonie-se-dote-dune-agence-de-developpement-touristique/176480
Le Quotidien du Tourisme

Source le Quotidien du Tourisme



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