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La Calédonie conforte son partenariat avec Conservation International

Jeudi 14 Février 2019

Le président du gouvernement, Philippe Germain, et le vice-président de Conservation International (CI), Richard Jeo, ont signé un accord cadre le 12 février. Ce nouveau partenariat porte notamment sur la protection et la valorisation du Parc naturel de la mer de Corail et sur la promotion du modèle calédonien de pêche durable.





En 2012, le gouvernement et l’ONG* américaine Conservation International (CI) avaient déjà conclu une première convention de collaboration. Fortes de cette première expérience, les deux parties ont décidé de renouveler leur partenariat pour les cinq prochaines années.  « La Nouvelle-Calédonie est de plus en plus attentive à la protection de sa biodiversité marine et terrestre, a souligné Philippe Germain. Nous souhaitons faire de la préservation de l’environnement un nouveau modèle de croissance durable ». En août 2018, le gouvernement a doté les récifs vierges du Parc naturel de la mer de Corail d’un très haut niveau de protection. À la conférence « Our ocean » à Bali, la Nouvelle-Calédonie a pris de nouveaux engagements pour protéger d’autres zones de grand intérêt : monts sous-marins, fosse de subduction, île Walpole, etc. « Pour mener à bien cette politique ambitieuse, nous avons besoin d’établir des partenariats, notamment avec des ONG ou des fondations », a insisté le président du gouvernement.

Quatre grands objectifs

Un exemple plébiscité par les représentants de Conservation International présents autour de la table. Avec ce nouvel accord cadre, l’ONG entend « réaffirmer son soutien à la Nouvelle-Calédonie et à son engagement pour la préservation de l’environnement qui intervient à un moment crucial pour la planète », a déclaré le vice-président de CI, Richard Jeo. Les partenaires se sont engagés à collaborer à la réalisation des objectifs suivants : soutenir la protection et la valorisation du Parc naturel de la mer de Corail et de ses ressources, promouvoir et renforcer le modèle calédonien de pêcheries durables, mettre en réseau la Nouvelle-Calédonie avec les universités partenaires de Conservation International et faciliter le rayonnement régional et international de la Nouvelle-Calédonie.

Réseau international

Concrètement, l’ONG active dans plus de 30 pays doit faire bénéficier la Nouvelle-Calédonie de son réseau que ce soit dans le domaine de la recherche appliquée, de l’innovation, de la formation, mais aussi lui faciliter son intégration dans les programmes internationaux portant sur l’environnement. Des actions qui vont contribuer à l’ambition de la Nouvelle-Calédonie de créer notamment un pôle d’excellence pour l’innovation, en faveur de la surveillance et de la sécurisation du Parc naturel de la mer de Corail, ou encore de devenir un laboratoire du développement d’activités économiques écoresponsables. Dans le domaine de la pêche par exemple, la coopération avec le Cercle Arctique et les pays voisins va se prolonger, tandis qu’une étude bio-économique a été lancée avec la CPS pour développer un modèle transparent, efficient et responsable. « L’unique moyen de valoriser la pêche calédonienne », selon Nicolas Metzdorf, en charge de ce secteur au gouvernement.

* Organisation non gouvernementale

 

La Calédonie conforte son partenariat avec Conservation International
Une intervention « des sommets aux océans »

En Nouvelle-Calédonie, Conservation International a initié des partenariats avec la province Nord dès 1996, avant même la mise en place de son antenne en 2002. Parmi les actions phare, figure le programme de conservation en cogestion du mont Panié (inventaires de biodiversité, lutte contre les espèces envahissantes, écotourisme…) avec l’active implication de la population locale, à travers l’association Dayu Biik.
La création du Parc naturel de la mer de corail s’est appuyée sur une analyse stratégique de l’espace maritime à laquelle a participé CI, membre du comité de gestion du parc. L’ONG accompagne également les réflexions conduites sur la gestion durable des pêcheries côtières et sur l’adoption de bonnes pratiques (label, terme de référence de certification…) ou encore participe à la définition de pratiques durables de l’exploitation du bois de santal aux îles Loyauté.

Source gouvernement



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