Connectez-vous

LNC : Rencontres économiques du Pacifique Sud à Paris: La CGPME parle financement

Lundi 27 Janvier 2014

La CGPME a participé la semaine dernière, à Paris, aux rencontres économiques du Pacifique Sud. Parmi les points abordés, celui de la Banque publique d’investissement, chargée d’étudier les moyens pour financer les entreprises au niveau local.


Les deuxièmes rencontres économiques du Pacifique Sud se sont déroulées au ministère des Outre-mer, en début de semaine dernière. La CGPME, menée par Nathalie Briac, représentait le patronat calédonien. « Ces rencontres permettent de partager avec l'Etat sur les sujets essentiels pour les entreprises calédoniennes et polynésiennes », souligne Xavier Benoist, membre de la CGPME de Nouvelle-Calédonie et vice-président de la Fédération des industries (Finc). Avec les transferts de compétences, on a pu penser que l'Etat était moins impliqué sur le territoire. C'est une erreur, puisqu'il l'est encore, notamment à travers la défiscalisation et les contrats de plan. Le 27 mai dernier, c'est encore l'Etat qui s'est porté garant du protocole entre les partenaires sociaux sur la vie chère. » Plusieurs sujets ont été abordés, rue Oudinot. Les Polynésiens ont d'abord posé la question du financement des programmes photovoltaïques sur les toits des entreprises. « Nous nous sommes rendu compte que cette question pouvait également nous intéresser en Nouvelle-Calédonie », raconte Xavier Benoist. Le ministère va étudier le meilleur moyen à utiliser, qui pourrait par exemple prendre la forme de prêts à taux zéro.



Promesse. La Banque publique d'investissement (BPI), promesse de campagne de François Hollande mise en place, n'est pas encore intervenue dans le Pacifique. Une mission, dirigée par son directeur général, viendra sur le Caillou du 11 au 26 février, afin de voir quels sont les meilleurs moyens à utiliser pour financer les entreprises locales. Il aura également été question de défiscalisation et des « solutions innovantes » pour la réformer d’ici 2017. « On peut envisager des subventions, ou encore l'encadrement des sociétés de défiscalisation », souligne Xavier Benoist.
Photo : La question du financement des programmes photovoltaïques sur les toits des entreprises s’est posée lors de ces rencontres.



 
Grappes. Enfin, la CGPME a tenu à parler des grappes d'entreprises. Certaines ont déjà été créées, c'est le cas pour les filières bois et agroalimentaire. L'Etat pourrait apporter des financements via les crédits non-utilisés du contrat de plan 2011-2015. Philippe Gomès, seul parlementaire présent, tous territoires confondus, s'est félicité de la tenue de cette réunion : « J'ai été à l'initiative d'un comité technique, le lendemain du Comité des signataires, qui a traité exclusivement des outils de l'Etat pour le développement économique de la Nouvelle-Calédonie. Cette réunion s'inscrivait dans le même cadre. Dans cette période de ralentissement économique, il n'est pas inutile de voir quel outil peut mobiliser l'Etat pour favoriser un redémarrage. En ce sens, la venue prochaine d'une mission de haut niveau de la BPI est une excellente nouvelle. » Participaient également à ces rencontres, la CGPME de Polynésie française, l'Agence française de développement (AFD), la Caisse des dépôts et consignation, France Clusters Ubifrance, l'Ademe et la Banque publique d'investissement (BPI).
 
De notre correspondant à Paris, David Martin

Source : LNC David Martin



Les Communiqués sur l'Océanie | Archives Océanie