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L'essentiel du discours de Pierre Frogier au Comité Directeur du RLR

Jeudi 21 Décembre 2017

Nous, le Rassemblement
Après une année 2017 très dense, face à plus de 500 membres du comité, Pierre FROGIER a indiqué :
« Le Rassemblement est toujours vivant car une famille ne meurt jamais. Elle se renouvelle et se perpétue.
Une famille fière de son héritage, forte de son histoire, consciente de sa légitimité.
Une famille fière de porter inlassablement, sans rien céder sur l’essentiel, la vision courageuse et réaliste d’un avenir partagé et apaisé dans la France. »
Nous et l’Etat



Le sénateur s’est interrogé sur les ambitions du Gouvernement français. L’expression utilisée par le Premier ministre au congrès : « le peuple calédonien doit s’exprimer souverainement » l’a inquiété. Pierre FROGIER a rappelé les fondements de la Constitution française qui indique que “la République reconnaît au sein du peuple français, les populations d’outremer dans un idéal commun de liberté, d’égalité et fraternité.
Pour moi, il n’y a pas de peuple calédonien mais il y a une communauté calédonienne, avec ses spécificités et avec sa propre personnalité, au sein du peuple français. »

Nous et le référendum
Le referendum aura maintenant lieu dans dix mois, vraisemblablement le 28 octobre 2018.
Face aux élus et militants du mouvement, le président a déclaré : « Je vous propose donc de vous engager pleinement dans cette consultation afin que les Calédoniens dans leur grande majorité affirment qu’ils veulent rester français.
Le résultat doit être suffisamment clair et massif pour éviter les 2ème et 3ème consultations prévues dans l’Accord de Nouméa.
Plus large sera la victoire du “oui” à la France, et plus ces scrutins apparaitront comme superflus et inutiles. »

Les deux drapeaux
Pierre FROGIER est revenu sur le geste des deux drapeaux, qui flottent désormais côte à côte.
« Ce geste traduit, non seulement, la reconnaissance mutuelle de nos deux légitimités historiques mais il affirme, aussi, que leur avenir est indissociable.
Ces deux drapeaux portent même, en eux, la solution institutionnelle que nous appelons de nos vœux.
Une Nouvelle-Calédonie largement autonome avec sa propre personnalité au sein de la République française.
Dans le bleu-blanc-rouge, il y a la France.
Et il y a les compétences régaliennes que la France doit continuer à exercer.
Dans le drapeau identitaire kanak, symbole culturel, débarrassé des violences dont il est entaché, il y a cette personnalité propre de la Nouvelle-Calédonie, terre d’Océanie, intégrée dans son environnement Pacifique.
Faire flotter ensemble ces deux drapeaux, ce n’était pas du marchandage, ce n’était pas une concession.
C’était un acte politique, destiné à redonner un souffle à l’Accord de Nouméa et à créer les conditions d’un dialogue apaisé et confiant entre nos deux légitimités. »

Le grand palabre
Le sénateur et président du Rassemblement avant d’avoir conclu son discours par l’admiration qu’il porte à Éric Gay pour les actes de courage qui lui ont valu d’être élevé au grade de chevalier de l’Ordre national de la légion d’honneur, est revenu sur sa proposition de grand palabre.
Il a affirmé que « la levée des deux drapeaux, c’était, déjà, les bases de ce grand palabre.
Le Grand Palabre à l’Océanienne sera un lieu d’échanges et de paroles, où chaque communauté pourra parler de tout sans tabou.
Il doit permettre d’échanger en confiance, dans le respect de l’autre, en se donnant du temps pour nous entendre et nous comprendre.
Ce sera, avant tout, un lieu de partage parce que nous ne devons jamais oublier que nous sommes sur une terre de cultures océaniennes et occidentales, qui font la richesse de nos échanges.
Parce que nous devons nous souvenir qu’au-delà des institutions, il y a des femmes et des hommes, dont le destin est de se rassembler autour d’une vision commune, de notre histoire, de notre culture, de notre identité. »
Retrouvez l’intégralité de son discours sur notre site www.rassemblement.nc

Source RLR



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