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"L'UC tiendra son rôle et ses engagements malgré la disparition de son président, Charles Pidjot"

Mercredi 19 Septembre 2012

Retranscription "mot à mot" de l'interview RRB du mercredi 19 septembre 2012



"L'UC tiendra son rôle et ses engagements malgré la disparition de son président, Charles Pidjot"
Journaliste : "L'UC tiendra son rôle et ses engagements malgré la disparition de son président, Charles Pidjot" : c'est le message que veut transmettre l'UC, dont le bureau s'est réuni lundi après-midi pour faire le point sur la situation. La commission exécutive, qui était prévue lundi, se réunira d'ici une quinzaine de jours et elle devra notamment décider de l'attitude de l'UC dans les institutions, après que les indépendantistes aient perdu la présidence du Congrès. Explications de Gilbert Tuyénon, le deuxième vice-président de l'UC :

Gilbert Tuyénon : Je crois qu'il est nécessaire de rappeler la première réaction de Charles Pidjot. Il disait, à la sortie du Congrès, à la suite de l'élection du président du Congrès, que plus rien ne nous lie, que plus rien ne nous tient. Donc, effectivement, la passerelle qu'il avait réussi à jeter entre les indépendantistes, d'une part, et les gens de la droite, cette passerelle-là, la question aujourd'hui est de savoir comment faire pour qu'elle tienne, comment faire pour faire vivre ça, parce que, tout le monde le dit : on est condamné à vivre ensemble dans ce pays. L'Accord de Nouméa nous oblige à travailler, à échanger tout le temps, c'est la vie même du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Mais, je le répète, le président de l'UC, avant sa disparition, avait bien dit qu'il y avait un partage de responsabilités qui était conforme à l'esprit de l'Accord de Nouméa. Ça n'a pas duré plus de 18 mois, Rock Wamytan n'est plus président du Congrès. L'UC, il faut le dire, on a été éjectés du Congrès, voilà. Comment faire pour que la mémoire des choses se poursuive. On a souvent dit que ce qui s'est passé, c'est aussi l'héritage de la poignée de main de Jean-Marie Tjibaou et de Jacques Lafleur. C'est bien, ce sont des paroles, mais concrètement, comment on avance, aujourd'hui ?
Journaliste : Dans ce contexte, l'UC va-t-elle démissionner du gouvernement pour protester contre la perte de la présidence du Congrès ? La réponse de Gilbert Tuyénon :
Gilbert Tuyénon : Non, je crois qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. On avait décidé de cette "comex"-là, pour analyser globalement les choses, ne pas prendre des décisions à la hâte, regarder les choses. Et puis, bon, il faut aussi assumer les choix qu'on a faits. Il faut aussi appeler les uns et les autres à la raison. La décision qu'on doit prendre, elle ne doit pas impacter négativement la vie de ce pays, ni les chantiers qui ont été lancés. Voilà, sinon, les Calédoniens vont encore nous dire : ben voilà, ils s'amusent, ils jouent aux cow-boys, là-haut, dans le gouvernement ou aux institutions. Non, je veux dire, c'est en toute responsabilité que les décisions doivent se prendre. Ce qui veut dire, pour moi, c'est qu'il y a, dans ce pays, la légitimité du peuple colonisé, il y a la légitimité de ceux qui ont construit ce pays avec nous, il faut faire avec ça. Et si on n'a pas pu le faire sur le long terme, parce qu'il y a eu, malheureusement, peut-être, l'accident législatif qui est arrivé par-là, il faut quand même poursuivre, il faut maintenir les choses.
Journaliste : Gilbert Tuyénon qui ajoute que ce sont les structures du mouvement qui décideront de la conduite à tenir. Quant au congrès de l'UC, il se tiendra les 16, 17 et 18 novembre à La Foa. C'est à ce moment-là que sera élu le successeur de Charles Pidjot à la tête du mouvement. En attendant, c'est le premier vice-président, Néko Hnépeune, qui assure la présidence par intérim.


Source RRB - http://www.rrb.nc/



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