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"Il faut (encore) sauver le soldat SLN" par Myrtille Delamarche de l'Usine Nouvelle

Jeudi 28 Février 2019

Article de l'Usine Nouvelle intéressant où l'on apprend deux choses : que la SLN a bien déposé une demande d'exportation de minerai au gouvernement le 20 février et que Christel Bories, Interrogée sur l’opportunité de se séparer de la SLN, elle fait la moue : "«"Y aurait-il un repreneur ?" Humour ?



Une demande d’autorisation a été déposée le 20 février auprès du gouvernement calédonien pour augmenter l’exportation de minerai à basse teneur.
Une demande d’autorisation a été déposée le 20 février auprès du gouvernement calédonien pour augmenter l’exportation de minerai à basse teneur.
"La Société Le Nickel (SLN) est à nouveau au bord de la faillite. Elle ne pourra se redresser seule et compte sur la Nouvelle-Calédonie pour permettre la modification de son modèle d’affaires. Alors qu’Eramet présentait un résultat net 2018 positif (53 millions d’euros, - 74%) pour la deuxième année, sa filiale calédonienne dans l’extraction et la transformation du nickel voit ses performances dégradées. Non en termes de résultat opérationnel – la hausse des cours du nickel lui a permis de réduire ses pertes à 111 millions d’euros, contre 125 millions en 2017 –, mais de production de ferronickel (54 300 tonnes de nickel contenu, contre 56 800 l’année précédente) et de coût de production (5,80 dollars la livre, contre 5,10). L’abaissement du cash cost à 4,50 dollars la livre était pourtant le cœur du plan de performance de la SLN.

C’est désormais un "plan de sauvetage" que le groupe met en place et "il n’y a pas de plan B ". En cas d’échec, "l’avenir de la SLN est menacé", confirme Kleber Silva, le directeur général adjoint chargé de la division mines et métaux. Le premier des trois volets de ce plan est un rééquilibrage entre métallurgie et mines, avec une demande d’autorisation déposée le 20 février auprès du gouvernement calédonien pour augmenter l’exportation de minerai à basse teneur.

"Sur huit tonnes extraites, une seule a la teneur en nickel nécessaire pour être traitée à l’usine de Doniambo. En exportant les quatre qui ont une valeur sur le marché international, nous pourrions valoriser beaucoup mieux notre domaine minier", explique la PDG d’Eramet, Christel Bories. L’impact environnemental en serait réduit, car ce minerai pauvre est actuellement stocké dans les verses à stériles.

Le deuxième volet, aux mains de la SLN, concerne la réorganisation de l’usine et des mines, avec un premier
accord signé allongeant à 147 heures la durée du travail sur mine. Le dernier volet est la renégociation du coût de l’énergie de la SLN, qui "ne peut pas attendre la construction de la nouvelle centrale à gaz" prévue fin 2023. "Encore faut-il que la SLN soit vivante d’ici là", prévient Christel Bories. Interrogée sur l’opportunité de se séparer de la SLN, elle fait la moue : «"Y aurait-il un repreneur ?"

Si l’extraction de manganèse au Gabon et de zircon et de sables titanifères au Sénégal se portent bien, la branche alliages pâtit des marchés en berne de ses clients que sont les gros-porteurs dans l’aéronautique et les turbines terrestres dans l’énergie, et du coût de la revue de qualité lancée en réponse à la découverte de non-conformités fin 2018. Eramet prendra au printemps les décisions finales d’investissement sur le lithium en Argentine et le doublement de la production de manganèse au Gabon.accord signé allongeant à 147 heures la durée du travail sur mine. Le dernier volet est la renégociation du coût de l’énergie de la SLN, qui "ne peut pas attendre la construction de la nouvelle centrale à gaz" prévue fin 2023. "Encore faut-il que la SLN soit vivante d’ici là", prévient Christel Bories. Interrogée sur l’opportunité de se séparer de la SLN, elle fait la moue : «"Y aurait-il un repreneur ?"

Si l’extraction de manganèse au Gabon et de zircon et de sables titanifères au Sénégal se portent bien, la branche alliages pâtit des marchés en berne de ses clients que sont les gros-porteurs dans l’aéronautique et les turbines terrestres dans l’énergie, et du coût de la revue de qualité lancée en réponse à la découverte de non-conformités fin 2018. Eramet prendra au printemps les décisions finales d’investissement sur le lithium en Argentine et le doublement de la production de manganèse au Gabon.

Source Usine Nouvelle



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