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Groupama Race : Les Calédoniens prêts pour l’Aventure

Mercredi 18 Avril 2018

Un peu plus d’un tiers des bateaux et marins engagés dans la prochaine Groupama Race sont Calédoniens. Ces équipages d’amateurs passionnés prendront le départ aux côtés de régatiers étrangers parfois professionnels ou semi-professionnels. Et si à 2 mois du départ, tous rêvent déjà d’embruns et de longs surfs sous spi, ils savent aussi que « cette course au paradis » est « un longue route » semée d’embuches. Car si certains jouissent d’une expérience certaine, d’autres se lancent dans l’Aventure pour la première fois.



Groupama Race : Les Calédoniens prêts pour l’Aventure

« Cette année, c’est pour nous la course du renouveau, avec un équipage reconstitué et des débutants ». Patrick Baldi est le co skipper de Keel Bill, le monocoque calédonien le plus rapide. Un prototype jaune de 35 pieds (10,6m) dont la quille est mobile comme sur les bateaux du Vendée Globe. En 2014, alors que Franck Cammas, le parrain de l’épreuve et marin français le plus titré de sa génération, était à bord, il s’était fait « voler » la victoire en temps réel par les Néo-Zélandais de Crusader. En 2016, Keel Bill Leblanc Illumination remportait l’épreuve en temps compensé dans sa classe (ORC 1). 

La voile : un sport mécanique

« La voile en régates, c’est comme la course automobile » explique  Patrick Baldi. « Une course entre deux bouées pourrait être comparée à une compétition de Formule 1, tandis qu’une course au large comme la Groupama Race s’apparente à un Rallye Raid.  Il y a  peu de points de passages obligés, des conditions météos différentes selon les itinéraires choisis  et  des possibilités de crevaisons ou panne moteur ».

@Defi Des Filles-Dove
@Defi Des Filles-Dove
Si pour tous, participer à la Groupama Race est un challenge, pour l’équipage du Défi des Filles-Dove, ce sentiment est démultiplié. Pour la première fois en 6 éditions,  un équipage entièrement féminin participera à la course. «  J’ai toujours du mal à y croire, pour nous toutes c’est un sacré défi », confie Christine  Gaillard, l’une des chefs de projet. Car une fois le bateau et le partenaire trouvés, il faut réunir les talents : « Il y a plus d’hommes que de femmes qui naviguent, le réservoir d’équipières est donc plus limité. Mais s’il est clair que nous avons moins de force physique pour les manœuvres,  ce n’est pas le cas pour l’endurance. »  Christine, Sandrine, Léa, Anne, Laureen, Mathilde, Sophie… sont motivées et passionnées. « J’adore être au large, en mer, c’est l’Aventure » conclut Christine qui a déjà hâte de prendre le départ.

« Mes potes et mon bateau…c’est ce que j’aime »

A bord de Split Entz, l’un des deux catamarans calédoniens engagés, « on y va pour le fun ». Pour Georges Auteret, et ses 3 co-equipiers la recette tient en deux ingrédients « Mes potes et mon bateau !» Et malgré 3 participations et beaucoup d’expérience Georges considère que cette course n’est pas facile : « en portant, il faut envoyer de la toile, et le retour au près avec plus de 35 nœuds comme en 2014, ça use… Mais c’est ce que j’aime ! »

4 équipiers à bord de ce catamaran rose de 12 mètres, contre 10 à bord de Eye Candy. Thierry le Seigneur en est également à sa 4ème participation. « On fait toutes les régates de la saison, on est prêt. Nous serons 10 car je n’ai pas réussi à faire de sélection. J'aurais été embêté de laisser un équipier à Nouméa, et tous ceux qui se sont entrainés veulent s’engager.  Leur objectif est clair « se mesurer à des bateaux identiques et arriver avant Guilty Pleasures, leur sister ship* calédonien ». Leur peur, ils n’en ont pas vraiment : « On navigue en flotte, souvent à vue. Le bateau est sûr, bien équipé. L’équipage est bien préparé. Même si tout reste possible car c’est une course au large. »

Source CNC



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