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Femmes en colère de Nouvelle-Calédonie : lettre ouverte et appel

Vendredi 7 Décembre 2018

Aux élu.e.s, à l’Etat, aux médias et aux citoyens, citoyennes.

C’est un SILENCE LOURD, LOURD D’INCOMPREHENSION, LOURD DE MALENTENDU, LOURD DE SOUS-ENTENDU, qui s’étend sur ce « petit pays » qui est SOURD A L’APPEL DES FEMMES, SOURD AUX CRIS DE SOUFFRANCES ET DE COLERE DES FEMMES qui s’élèvent au-dessus de la mêlée. LE LUNDI 12 NOVEMBRE UNE FEMME EST MORTE A 51 ANS, VICTIME DE SON EPOUX. LE LUNDI 3 DECEMBRE UNE FEMME DE 81 ANS EST MORTE SUITE A UNE AGRESSION commise par trois jeunes mineurs. Même pas un mois sépare ces deux faits, pour ne pas dire assassinat.
A QUAND LA TROISIEME !!!???




Nous Collectif de Femmes en Colère, nous demandons à toutes les femmes de ce PAYS, qui est AUSSI le NOTRE, de se lever et de crier notre colère à nos INSTITUTIONS CALEDONIENNES, à L’ETAT, à nos CHEFS COUTUMIERS, à nos COUTUMIERS à qui nous demandons !!!

QUE VOUS FAUT-IL ENCORE ? : 

- POUR ENFIN, VOUS FAIRE REAGIR contre ces agressions ; 
- POUR  LA PRISE EN COMPTE DE VOS RESPONSABILITES face à la délinquance ;  
- POUR VOUS OBLIGER A METTRE EN APPLICATION LE PLAN PAYS    
 qui a été voté le 12 mars dernier pour lutter contre la délinquance mettant en axe central les violences physiques, sexuelles, morales faites aux femmes. 

QUE VOUS FAUT-IL ENCORE ? :- POUR METTRE EN PLACE LES MESURES ET LES MOYENS POUR LA  PROTECTION DES FEMMES SEULES OU QU’ELLES SOIENT ;

- POUR UNE JUSTICE UNILATERALE AVEC DES SANCTIONS  EXEMPLAIRES   EN RAPPORT A LAGRAVITE DE L’ACTE ET SON IMPLICATION INSCRITE  DANS LA LOI.

Nous ne pouvons plus accepter l’immobilisme, le désintéressement, le peu de considération, le “je m’en foutisme“ envers les femmes de ce pays,  de la part de tous ceux qui détiennent le pouvoir.

Nous appelons à la mobilisation des femmes du Nord, du Sud et des Iles, afin que nous soyons entendues, respectées partout dans ce P    ays,  dans notre vie de fille, vie d’épouse, vie de mère, vie de grand-mère, “NOTRE VIE DE FEMME “. Etre considérées comme un “ETRE HUMAIN A PART ENTIERE“ dans notre environnement et non pas comme un objet, une chose que l’on s’en sert jusqu’à l’usure, puis que l’on jette ou encore comme une matière consommable que l’on consomme à volonté, jusqu’à plus soif ou plus faim,  puis que l’on vomit. 

Pour le Collectif de Femmes en Colère :

WAKELI-HOLLE Valentine – CAILLARD Françoise

Source Femmes en Colère



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