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« Explosion de la plate-forme Gomès Frogier Yanno : histoire d’un échec écrit à l’avance. »

Jeudi 14 Juin 2018

Un an exactement après sa création, la plateforme Gomès – Frogier – Yanno vient d’exploser en plein vol, avec le désaveu par le MPC et le Rassemblement des manœuvres de leur partenaire Calédonie Ensemble avec le PALIKA.
On est loin, très loin, des promesses faites en juin 2017, où pour justifier une alliance électorale contre Sonia Backes, les signataires de la plate-forme promettaient de dialoguer en « chefs de paix ».



Finalement incapables de se mettre d’accord entre eux, les membres de la plate- forme divorcent donc aujourd’hui avec pertes et fracas, après avoir fait le constat de leur échec mutuel.
Au final, comme la majorité des Calédoniens l’avait compris dès le début, la plate-forme n’aura été qu’une excuse pour se répartir des postes : ta place au
Sénat contre mes deux sièges de député, ta place au gouvernement contre ma présidence du Congrès...
Elle aura aussi été une tentative des uns et des autres pour écarter par tous les moyens les Républicains Calédoniens des discussions sur l’avenir, coupables de constituer une concurrence par une nouvelle génération politique dérangeante pour ceux qui auraient voulu garder le monopole de la représentation des Calédoniens non-indépendantistes.
L’échec de cette entente intéressée montre aussi qu’il y a bien désormais à côtés des loyalistes qui veulent laisser les Calédoniens décider librement de rester dans la France le 4 novembre, un parti « nationaliste » qui cherche à signer à tout prix un deal avec ses alliés du FLNKS pour nous engager vers une forme de souveraineté qui nous éloigne de la France.
C’est cette incohérence majeure , présente depuis le début, et dénoncée par les Républicains Calédoniens, qui entraine aujourd’hui l’explosion d’une plateforme incapable de trouver une ligne politique commune.
Le bilan des errements de la plate-forme et de ses acteurs c’est d’avoir inutilement divisé le camp loyaliste et fait perdre du temps à la campagne contre
l’indépendance dans la dernière année avant le référendum.
C’est aussi d’avoir amené le MPC et le Rassemblement à soutenir, en échange de quelques postes, l’exclusion des Républicains Calédoniens des institutions, mais surtout la politique socialisante et souverainiste de la majorité CE- PALIKA, et de nouvelles hausses de taxes ayant financé des cadeaux aux provinces indépendantistes.
Les Républicains Calédoniens prennent acte de cette clarification, et en sortent confortés dans leur conviction que c’est aux Calédoniens et à eux seuls de se prononcer le 4 novembre pour leur maintien dans la France.
C’est sur la base de ce choix démocratique que devront ensuite s’ouvrir les discussions sur un nouveau projet de société pour une Nouvelle-Calédonie dans la France, qui permettra de répondre aux vraies attentes des Calédoniens, celles du quotidien.

Source Les républicains calédoniens



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