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Election du Président du Congrès : les grandes manœuvres

Jeudi 9 Juillet 2015

En vue de la prochaine élection du Président du Congrès la classe politique s'active, Calédonie Ensemble par la voix de Philippe Dunoyer a indiqué qu'il ne présenterait pas de candidat (lire ci-dessous) Gaël Yanno a indiqué se représenter. Voici ci-dessous la position de Philippe Blaise , MRC, et celle du MPC concernant les groupes qui sont donc appelés à élire le président : Petit rappel pour avoir un groupe il faut 6 élus,
à vos calculettes.



"Pourquoi je suis pour une coordination avec les Républicains et contre un groupe politique unique avec le rassemblement.
Les Nouvelles Calédoniennes ont rendu public le débat qui anime en interne aujourd'hui l'UCF sur la question du fameux "groupe des Républicains" que veut nous imposer le Rassemblement en échange de ses voix pour l'élection du président du Congrès.
Il me semble indispensable aujourd'hui de vous expliquer mon point de vue.
Je suis, disons-le clairement, opposé à participer à un tel groupe.
D'une part je me définis personnellement comme un "Gaulliste libre". Je considère que chacun peut porter les valeurs du Gaullisme, de la France Libre, de la République et du loyalisme Calédonien, sans avoir à passer par les fourches caudines du Sarkozysme.
Au MRC les militants sont entièrement libres de leurs choix, qu'ils soient Sarkozystes, Juppéistes ou autres.
Nous sommes depuis notre création attachés à notre indépendance fonctionnelle et nous ne souhaitons pas que l'on nous impose quoi que ce soit.
Le MRC n'est pas rattaché à l'UMP-Les Républicains et n'a pas la volonté de rejoindre le parti national
En tant que membre fondateur de l'UCF, je suis néanmoins, par pragmatisme et par souci de l'intéret général des Calédoniens, favorable à une coordination au sein de la famille UMP et Gaulliste, dans le respect de l'identité de chacun.
Mais je suis convaincu qu'un groupe unique imposant la disparition du groupe UCF, avec des moyens centralisés, des locaux communs, une communication unique, une délégation unique pour les comités des signataires, sans doute menée par Pierre Frogier, c'est la négation même de notre liberté de pensée, de parole et d'action.
Une telle option n'est pas crédible envers nos militants et les électeurs qui nous ont fait confiance parce qu'il existe entre nous et le Rassemblement des divergences profondes et sérieuses.
Ces divergences ne pourront pas être aplanies sans un long chemin de confrontation des idées, et une réunification dans ces conditions serait totalement artificielle, intellectuellement malhonnête et porteuse de conflits insupportables.
Nous constatons en particulier aujourd'hui trois grandes divergences :
Pierre Frogier a indiqué régulièrement qu'il rejette tout référendum qu'il qualifie de "dangereux". Or l'UCF a indiqué depuis le début que si aucune avancée n'a lieu sur une solution partagée dans la France, alors nous ne devons pas craindre d'aller à ce référendum qui est gravé dans le marbre de l'Accord de Nouméa, et qui aura lieu quoiqu'il arrive sur initiative de l'Etat, conformément à la lettre et à l'esprit de l'Accord.
Pourquoi aurions-nous peur de la démocratie ? A quel titre peut-on décréter que la démocratie est "dangereuse" ?
Nous défendons ensuite une large autonomie DANS la République. Or Pierre Frogier a déjà proposé au comité directeur du rassemblement d'octobre 2009 d'aller aux confins de l'autonomie et notamment de rendre la Calédonie "souveraine" pour la désinscrire de la liste des pays à décoloniser, avec le système du "quart de seconde souverain", qui équivaut à l'indépendance de fait de la Nouvelle-Calédonie, et sa sortie de la République.
Nous n'avons aucune garantie sur les limites que se fixe aujourd'hui le Rassemblement pour négocier et signer à tout prix son troisième accord.
L'une des raisons pour lesquelles nous avons quitté le Rassemblement c'était justement parce que nous ne savions plus où nous allions, avec des décisions prises par un seul homme, et engageant toute la Calédonie, sans aucun débat interne contradictoire.
Enfin, nous nous positionnons par principe contre les alliances contre-nature avec les indépendantistes, et contre le choix d'un indépendantiste à la place d'un élu loyaliste, quelles que soient les circonstances au Gouvernement et au Congrès.
Le Rassemblement n'a jamais clarifié sa position depuis son alliance avec l'UC en 2010, et est donc toujours susceptible de voter en alliance avec l'UC contre d'autres loyalistes.
Il s'agit là de divergences politiques essentielles qui doivent être clarifiées et qui sont totalement incompatibles avec un groupe unique.
Comment imaginer concilier de telles divergences sans un long processus de négociation et de convergence au sein de la famille UMP ?
Quels engagements écrits, quelles déclarations publiques, le Rassemblement est-il aujourd'hui disposé à prendre pour se conformer à nos principes sur ces points ?
Le premier devoir d'un élu est de remplir avec fidélité et intégrité les engagements qu'il a pris envers ceux qui ont voté pour lui.
Ce qui a été dit dans les discours, dans les médias, écrit et signé doit être respecté.
Trop de personnalités politiques pensent que le vote des citoyens équivaut à un chèque en blanc sur leur personne. Il n'en est rien.
Le respect de la parole donnée aux autres est le socle de la confiance dont nous avons tous besoin pour préparer efficacement l'avenir."

Fidèlement.
Le Président
Philippe BLAISE


Présidence du Congrès : Calédonie Ensemble pour l’esprit de dialogue

Election du Président du Congrès : les grandes manœuvres

( 8 juillet 2015 ) « Bien que Calédonie Ensemble ait une légitimité arithmétique et donc démocratique, un élément nouveau est apparu lors du comité extraordinaire du 5 juin dernier, un esprit de dialogue entre les groupes, un nouvel espace de travail. A ce titre, on peut envisager de laisser de côté notre légitimité pour laisser place à un autre candidat loyaliste. » Philippe Dunoyer, porte parole de Calédonie Ensemble sur Océane FM.

Florence Dhie/MRC-MPC-CE



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