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EPLP: renoncement du Ponant / escale Chesterfield-Bellona

Mardi 12 Février 2019

EPLP et les 22 000 citoyens calédoniens ayant signé notre pétition « NON au tourisme de croisière aux Chesterfield- Bellona» remportent UNE VICTOIRE MAIS PAS LA GUERRE...
SI LE PONANT ANNONCE QU’IL RENONCE A L’ESCALE D’AVRIL 2019 AUX CHESTERFIELD, IL DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE- CALEDONIE DE POURSUIVRE LES DISCUSSIONS POUR LEVER LES DERNIERES OPPOSITIONS...



EPLP: renoncement du Ponant / escale Chesterfield-Bellona
Les faits...
Mercredi 13 février 2019 marque la date de clôture de la pétition d’EPLP relancée fin janvier offrant la possibilité aux citoyens néo-calédoniens d’exprimer leur opposition quant à l’ouverture au tourisme de croisière des Chesterfield-Bellona. Nous comptons aujourd’hui 22 000 signatures –électroniques et papier- traduisant la volonté de 22 000 citoyens de préserver le Parc Naturel de la Mer de Corail des activités économiques impactantes telle que le tourisme de croisière.

Mercredi 6 février, Calédonie Ensemble a indiqué vouloir déposer un vœu sur la table du Congrès, visant à ce que « tout accès aux réserves naturelles du Parc naturel de la mer de corail soit interdit, exception faite des missions scientifiques».

NB : Cette rédaction n’a pas manqué de nous interpeller puisqu’elle traduit une ignorance crasse de son auteur à l’égard des « statuts » des réserves de la Nouvelle-Calédonie : en effet, tout un chacun peut accéder à une « réserve naturelle », sauf pour y exercer une activité économique. Mais l’on ne s’étonne plus de ce genre de lacune chez nos élus, tous se disant fort préoccupés par la protection de l’environnement mais finalement toujours très prompts à faire le pire en la matière...

La province Nord avait quant à elle annoncé son opposition à la croisière aux Chesterfield-Bellona dès le 28 Juin 2018.

Ce jour, mardi 12 février, on apprend que le Ponant renonce à son escale d’avril 2019 aux Chesterfield-Bellona : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/compagnie-ponant-renonce-faire-escale- avril-aux-chesterfield-679079.html
Nous pouvons donc affirmer à cette heure avoir remporté une victoire. Cette victoire nous la dédions à notre planète et à ses derniers écosystèmes vierges encore intacts.

Toutefois, nous DEVONS rester vigilants.

En effet, la compagnie du Ponant affirme dans un courrier adressé aux affaires maritimes (cf communiqué du gouvernement du 12 février), vouloir « suspendre ce projet afin de prendre plus de temps pour continuer à débattre et à convaincre nos interlocuteurs».
Le navire de croisière du Ponant ne s’arrêtera donc pas aux Chesterfield-Bellona en avril prochain, c’est certain. Mais qu’en sera-t-il à l’avenir ?

NOUS N’AVONS NULLE GARANTIE !
Nous souhaitons dire sans ambages que nous refusons la possibilité que ce dossier ou un dossier similaire (si la stratégie d’évitement devait conduire à envisager une escale dans un autre site du PNMC) fasse surface dans les mois qui viennent.
Ainsi nous tenons à vous rappeler la position d’EPLP s’agissant de la gestion du Parc Naturel de la Mer de Corail...

1) Nous demandons que toutes les îles éloignées, récifs et lagons associés du PNMC bénéficient du statut hautement protecteur de réserve intégrale. A défaut, le statut de réserve naturelle qui pourrait leur être donné ne peut pas, de notre point de vue et de celui
des 22 000 Calédoniens engagés à nos côtés, s’accommoder de la poursuite d’activités économiques (dérogations prévues aujourd’hui par le gouvernement).

2) Nous prions d’autre part le Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de bien vouloir déposer auprès de l’État une demande d’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO pour l’ensemble de ces sites « pristines ».

3) Nous demandons au président de la province Sud d’interdire l’escale du Ponant à l’îlot Kouaré. Il nous semble inenvisageable de voir débarquer un flot de 200 touristes en ce minuscule site.

4) Enfin, nous rappelons notre requête vieille de 5 ans et désormais pressante, d’interdire l’exploration-exploitation des ressources géologiques marines (gaz, hydrocarbures, nodules polymétalliques, encroûtements et phosphate) dans la ZEE calédonienne (1). Nous nous réjouissons que cette exigence fasse écho notamment à la préoccupation environnementale affichée par le parti auquel le président du gouvernement appartient...

La décision de préserver définitivement le capital naturel de la ZEE de Nouvelle-Calédonie est entre les mains du gouvernement. Il doit protéger les dernières miettes encore intactes de notre inestimable patrimoine. Pour nous et les générations futures.

Pour EPLP, la Présidente, Martine Cornaille

Source EPLP



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