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CESE : Autosaisine relative à l'illettrisme, un handicap social en Nouvelle-Calédonie

Dimanche 1 Mars 2015

Après avoir défini avec précision l’illettrisme, le conseil économique, social et environnemental s’est attaché à présenter le contexte spatial de cette problématique en partant d’une vision mondiale pour finir sur un exposé du problème en Nouvelle-Calédonie. A cet égard, la question de l’influence des langues sur l’illettrisme de certaines personnes, notamment les enfants, peut se poser.




Une fois les dispositifs mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme exposés par l’institution (le DESED au niveau du gouvernement, la MASCOP soutenu par la province Nord ou encore l’importance du rôle du RSMA), cette dernière émet plusieurs constats portant sur le monde de l’éducation, d’une part, et sur le monde professionnel, d’autre part :
  •      En ce qui concerne le monde scolaire, le CESE s’interroge notamment sur l’adaptabilité du système et la formation des enseignants. En outre, il souligne l’importance de la santé scolaire (orthophonie) et le développement du numérique. Au titre de la sphère privée de l’élève, l’institution relève la place prépondérante tant de l’utilisation de la langue maternelle que de la famille de manière générale.
  •      En ce qui concerne le monde professionnel, le CESE soulève la difficile insertion des jeunes sortant du système scolaire ainsi que l’absence de prise en considération de l’illettrisme au sein des entreprises calédoniennes. 
Ainsi, au regard de ces différents constats, le CESE émet les recommandations et propositions suivantes :
  •      la mise en place d’une entité inter institutionnelle en charge de l’illettrisme,
  •      la création de passerelles entre les niveaux scolaires, l’amélioration de la communication des évaluations et l’instauration d’un accompagnement scolaire,
  •      l’étude des modalités pour permettre un meilleur accès à l’orthophonie,
  •      la sensibilisation et la formation des enseignants à l’illettrisme,
  •      la poursuite des actions de diffusion de la culture et la généralisation des opérations telles que « Livre mon ami »,
  •      l’élargissement des dispositifs expérimentaux ayant fait leur preuve notamment dans l’enseignement privé,
  •      la promotion des langues locales à l’école ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies,
  •      une réflexion sur des techniques de détection des salariés susceptibles de rentrer dans la définition de l’illettrisme,
  •      l’extension de l’obligation légale de formation professionnelle continue à toute entreprise.
En conclusion, le CESE ayant travaillé en collaboration avec le Sénat coutumier sur cette étude insiste sur l’importance du rôle que ces institutions consultatives peuvent jouer face à une telle problématique. En effet, il est essentiel d’innover dans un pays en construction et de trouver des solutions qui s’adaptent aux réalités locales.
(Voté à l'unanimité)
                          Le président
                       Yves TISSANDIER
 

FLG/CESE



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