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Bonnes pratiques pour les jardins et potagers après un cyclone

Mercredi 10 Mai 2017

Le Groupement de défense sanitaire du végétal vous informe sur les bons gestes pour la santé de vos cultures

Après un cyclone, pour permettre une bonne reprise des plantes, des actions préventives doivent être mises en œuvre pour limiter les agressions phytosanitaires.





En effet, les fortes pluies et les vents sont dans un premier temps des facteurs de diminution des populations de ravageurs sur les cultures. Par la suite, les conditions humides et les fortes températures associées aux blessures de la plante peuvent favoriser le développement de maladies et la pullulation d’insectes.

Le Groupement de défense sanitaire du végétal (GDS-V) vous informe sur les bons gestes à pratiquer dans les jours qui suivent le passage du cyclone :

• Eviter de circuler tant que la zone cultivée est détrempée pour limiter le tassement des sols, la dissémination des maladies et des ravageurs du sol (nématodes...).
• Remettre les plantes debout pour les assécher. Si le sol est sec, il faut l’arroser avant de redresser la culture (igname, tomate...) pour permettre aux racines perturbées de se réinstaller.
• S’il n’y a pas eu de perturbation du sol ou des racines, ne pas enlever les feuilles abîmées dans l’immédiat, la plante est déjà affaiblie et stressée et ne pas arroser tant que le sol est humide.
• Procéder, en cas de nécessité, à une taille des cultures. Dans ce cas, la taille doit être franche sans déchirure et la plaie devra être protégée par une pâte ou une solution cicatrisante et désinfectante (vinaigre, bicarbonate de soude, mastic...).
(Attention ! Penser à respecter les règles de taille pour la Cercosporiose du bananier).
• Ramasser et éliminer tous les déchets au sol (feuilles, branches, déchets de taille, tronc de bananier...) pour limiter le développement des insectes comme par exemple le charançon du bananier.
• Pour favoriser l’élimination de certains insectes (mouches des fruits), mettre les fruits dans un sac en plastique noir fermé et le laisser au soleil. Cela évitera les piqûres ou les sorties des insectes. Après une semaine, il faut mettre les déchets en compost.
• Veiller à la qualité sanitaire de l’eau. Après une pluie, celle-ci peut être contaminée par des bactéries de type Erwinia sp ou Ralstonia sp qui entrainent des flétrissements et des pourritures.
(Attention également à la leptospirose pour le risque en santé humaine).
• En cas de déplacement de la terre, remettre le niveau de terre aux conditions initiales par rapport aux collets et aux racines des plantes (fruitiers, bananiers, igname, patate douce, taro, légumes...).
• Dans certains cas, il faut, si nécessaire, retravailler le sol pour l’enrichir avec un apport d’engrais de fond (10.12.24...), de fumier et/ou pour faciliter son drainage.
• Réaliser des traitements préventifs dans le respect des bonnes pratiques, avec des produits à larges spectres selon les risques d’apparition de certaines maladies (contacts, contacts élaborés, pénétrants ou translaminaires: mancozèbe, sulfate de cuivre, azoxystrobine...).
• Observer et surveiller l’évolution des populations de ravageurs présentes (pièges...).
Pour les cultures sous serres débâchées :
• Relever les cultures qui ont été couchées.
• Attendre que le feuillage soit sec avant de rebâcher.
• Si possible désinfecter le sol (bâches) et le circuit d’irrigation avec un produit de désinfection (javel, eau oxygénée...) pour limiter l’apparition de maladies du sol comme les flétrissements bactériens et sans toucher les sacs de substrat.
 
Pour en savoir plus :
Chambre d’agriculture de Nouvelle Calédonie, antenne de Bourail Didier PASTOU
Groupement de Défense Sanitaire Végétal (GDS-V)
Tél : 44 23 48 – d.pastou@canc.nc 
 

Source CANC



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