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Aider les parents à prévenir la délinquance

Mardi 26 Février 2019

Dans le cadre du plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, le gouvernement, à travers la direction du Travail et de l’emploi (DTE), lance une nouvelle action au sein des entreprises. Il s’agit d’étendre la prévention aux salariés en développant notamment l’aide à la parentalité.





Adopté par le Congrès le 12 mars 2018, le plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance multiplie les opérations de prévention de proximité. Parmi les 139 actions qui le composent, dont un grand nombre a déjà été enclenché, « les mesures prioritaires en 2019 vont porter en particulier sur la lutte contre le décrochage scolaire, le développement des alternatives citoyennes et les dispositifs de rappel à la responsabilité parentale », souligne Sébastien Lemoine, coordonnateur des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance au gouvernement.

Revaloriser l’autorité parentale

Bien décidé à investir toutes les sphères de la société calédonienne, le plan prévoit une action qui consiste à étendre la prévention aux entreprises. Ceci en partant du constat que la délinquance des plus jeunes peut être due à un manque de supervision des parents, généré au fil du temps, par une méconnaissance de la vie de leurs enfants. « Les salariés peuvent être aussi des parents qui ont des choses à exprimer. Le défi est de les revaloriser dans leur autorité parentale, explique Thierry Xozame, directeur adjoint de la direction du Travail et de l’emploi (DTE). Pour les employeurs, soucieux des questions de santé-sécurité au travail, il s’agit d’adhérer et de participer à une action pays visant le bien-être personnel et professionnel de leurs salariés ».

Groupe de paroles et d’information

La DTE a profité de l’une de ses Matinées de la prévention, le 13 février à Nouméa, pour présenter pour la première fois le programme d’actions qu’elle a mis au point sur ce thème. « Il vise à créer des espaces d’échanges et d’information au sein de l’entreprise et de manière générale, d’insuffler dans la culture d’entreprise la notion d’aide à la parentalité », introduit Philippe Di Maggio, chef du service prévention des risques professionnels de la DTE. Trois types de prestations gratuites peuvent être organisés à la demande des entreprises : groupe de parole animé par une psychologue du travail, intervention sur les moyens modernes de communication ou atelier sur la communication non violente. Le formateur sur les médias sociaux détaille sa partie : « l’objectif est de combler le fossé qui existe entre les connaissances des adultes et des jeunes sur les réseaux sociaux et d’alerter sur leurs effets néfastes. Il faut que les parents puissent accompagner leurs enfants et maintenir la communication ». Les sessions, d’une durée totale de trois heures pour chaque action, peuvent être menées de manière conjointe ou séparée pour plus de souplesse. « Nous devons tous nous impliquer dans la prévention de la délinquance qui peut aussi impacter la vie de l’entreprise. En organisant ces interventions dans vos structures, conclut Philippe Di Maggio, nous espérons améliorer la situation ».
 

À qui s’adresse le dispositif ?
Toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles, peuvent en faire la demande auprès de la direction du Travail et de l’emploi qui prendra en charge les prestations des intervenants. Le service prévention des risques professionnels de la DTE établira, avec l’entreprise, l’évaluation des besoins et des moyens à mettre en œuvre, la planification et le suivi des interventions en lien avec un chef de projet désigné au sein de l’entreprise.

Contact : philippe.dimaggio@gouv.nc

Source gouvernement



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