Connectez-vous

«A ceux qui disent…» : le pavé dans la mare de Ronald Frère

Lundi 17 Septembre 2012

«A ceux qui disent…» pour faire peur au peuple et qui n’assumeront aucune responsabilité plus tard



«A ceux qui disent…» : le pavé dans la mare de Ronald Frère

http://www.ncpresse.nc/La-reponse-a-Ronald-Frere-le-debat-est-ouvert_a183.html A ceux qui disent que l’indépendance n’arrivera pas ! L’indépendance n’est plus le combat du peuple Kanak car elle est déjà acquise depuis le 1er Décembre 1986 tel qu’il résulte de la résolution 1514 du 14 décembre 1960 de l’assemblée Générale des Nations Unis. En effet en inscrivant la Nouvelle Calédonie au comité de décolonisation de l’ONU, le droit international fait obligation à l’état colonisateur de décoloniser. Il n’y a donc plus aucun aléa sur le sujet. Aujourd’hui le FLNKS a simplement fait un geste fort envers les communautés de destin, victimes de l’histoire lors de la négociation de deux accords successifs et leur a accordé 30 ans pour trouver leur place. La dernière échéance arrive au 31 décembre 2018 et il n’y en aura plus d’autre. Ainsi la parole aura été respectée et au plus tard, Kanaky deviendra indépendante en 2019.

A ceux qui disent qu’au terme des 3 référendums l’indépendance est purgée et il n’y en aura plus ! Les 3 référendums servent en fait aux «victimes de l’histoire et à la communauté de destin» qui doivent se prononcer pour trouver leur place aux côtés du peuple Kanak et sortir ensemble du processus de transfert de souveraineté tel que prévu et négocié dans l’accord de Nouméa. Ce processus de consultation ne vaut et ne prévaut que dans le cadre absolu de cet accord négocié qui se termine au 31 décembre 2018.

 

A ceux qui disent qu’après l’accord de Nouméa, on continue tant que le référendum n’est pas en faveur de l’indépendance et que l’on devra attendre en 2023 pour un nouveau référendum. L’accord s’arrête le 31 décembre 2018 date à laquelle le FLNKS reste engagé envers les communautés de destin. Mais dès le premier janvier 2019, en vertu des dispositions du droit international sur le processus de décolonisation, il demandera à l’état français d’ouvrir des négociations pour l’accession à la pleine souveraineté, c’est à dire entre le Front de Libération du peuple colonisé et l’Etat colonisateur. Il n’y a plus aucune d’ambiguité sur le sujet.

A ceux qui disent que de toute façon on ne fera pas sans les anti indépendantistes ! Le FLNKS a reconnu les victimes de l’histoire lors de la table ronde de Nainville les Roches en 1983 et les a invité à participer aux négociations des accords de Matignon et de Nouméa. Il leur a ainsi donné 30 ans pour se préparer et trouver leur place. Si d’aventure il constate que la communauté de destin est en désaccord sur le transfert de souveraineté tel que prévu dans l’accord de Nouméa, il en prendra acte et ouvrira seul avec l’Etat colonisateur tel que le stipule le droit international le processus final de transfert des compétences régaliennes. Il pourrait s’appuyer sur l’article 5 de l’accord de Nouméa qui précise que la France reconnaît le droit à la Nouvelle Calédonie d’accéder à la pleine souveraineté, mais il n’a même pas besoin de cet artifice tant le droit international est en sa faveur.

A ceux qui disent qu’ils veulent un drapeau commun. Au sens de l’accord de Nouméa le drapeau Kanaky que le 1er Ministre de la France est venu lever en juillet 2010 est le drapeau de la reconnaissance de la légitimité Kanak. Ce drapeau selon le droit international aurait du être levé dès le 1er décembre 1986 tout comme le nom du Pays. Si cela n’a pas été fait, c’est que le FLNKS a bien voulu ne le monter que sur les Mairies indépendantistes pour ne pas frustrer la communauté de destin et a joué sur le temps. Contrairement à ce qu’affirme certains partis anti indépendantiste, ce n’est pas le drapeau commun car il aurait fallu une loi de pays votée à la majorité des 3/5 du Congrès, or le Congrès de la Nouvelle Calédonie a exprimé un voeu. Le drapeau Kanak est donc le drapeau de Kanaky, reconnu et officialisé en 1986 par le droit international qui fait obligation à l’état colonisateur de le faire flotter au côté de son drapeau, sur le fronton de l’ensemble des édifices publics. Il est le symbole de la reconnaissance de la légitimité du peuple Kanak à son droit inné à l’indépendance. L’accord de Nouméa ne fait obligation de statuer sur le signe identitaire. Cette recherche en commun est également un processus où chacun doit trouver sa place. Le FLNKS estime que son drapeau a été déposé et reconnu en 1986, il invite la communauté de destin à se rallier à son étendard, tout en rappelant qu’il a accepté depuis 150 ans le drapeau français. C’est un concept de réciprocité.

A ceux qui disent que l’Accord de Nouméa prévoit que les signes identitaires soient recherchés en commun pour exprimer le destin commun. Le choix des signes identitaires s’apparente aux processus des référendums, ils doivent être trouvés en commun ce qui signifiera que la communauté de destin a trouvé sa place dans le processus d’autodétermination.

A ceux qui disent que le nom du pays restera Nouvelle Calédonie ! Le FLNKS rappelle que pour accéder au statut de pays à décoloniser, il a déposé le 1er décembre 1986 un statut du pays, un nom et un drapeau, qui ont été reconnu par le droit international. Le nom Kanaky Nouvelle Calédonie, à l’instar du drapeau, doit s’appliquer en attendant un accord trouvé sur ce signe identitaire. Jusqu’à la fin de l’accord ou jusqu’à l’aboutissement de négociations sur les signes identitaires, le nom du pays et le drapeau seront ceux qui ont été déposés à l’ONU et s’appliqueront au côté du drapeau et du nom du pays colonisateur.

A ceux qui disent que l’on a besoin de temps ! Le FLNKS a déjà trop attendu que les communautés de destin s’imprègnent et s’impliquent dans la construction du Pays. Des gestes forts ont été faits pour que chacun trouve sa place, mais certains partis politiques n’ont pas assumé leur signature et ont préféré masquer la vérité pour sauvegarder des parcelles de pouvoir. Un délai de 30 ans a déjà été accordé pour que chacun trouve sa place dans la construction de son Pays. Le FLNKS est clair sur le sujet, il n’y aura plus de nouveau délai.

A ceux qui disent que l’on est pas prêt ! Le peuple Kanak leur dit que le temps de la construction du pays est venu, qu’il n’attendra plus ceux qui ne veulent pas être prêts. Depuis 14 ans le pays exerce les responsabilités dévolues à des attributs de souveraineté et qu’il ne s’est jamais aussi bien porté. Il n’y aura plus de délai pour se préparer. Le peuple Kanak déclare qu’il est prêt à accéder à la pleine souveraineté.

A ceux qui disent que l’indépendance n’est pas viable ! Depuis 14 ans le Pays exerce déjà des compétences de souveraineté, et le constat est que jamais notre économie n’a été si forte, notre système de santé a été reconnu comme parmi les meilleurs, nous n’avons jamais eu autant de résultats positifs dans tous les domaines relatifs aux compétences transférées. Le FLNKS dit que l’indépendance ne peut être viable que si tous, nous luttons sévèrement contre les ravages de cette économie de comptoir qui sévit et qui étouffe le Pays et ses citoyens. La vraie problématique de la Nouvelle Calédonie ce n’est pas l’indépendance, mais c’est le partage de richesses. Ce qui est loin d’être le cas depuis 150 ans. Demandons nous quel est le pays qui peut se targuer de payer des salaires mensuels de 3 millions à des médecins, payer des chirurgiens entre 5 et 13 millions et des pharmaciens à 6 millions cela avec les 101 milliards de cotisations sociales que les patrons et les travailleurs paient. Demandons-nous quel est le pays qui peut supporter le coût mensuel d’un enseignant de 900 000 F par mois. Demandons-nous dans quel pays du monde, le salaire d’un fonctionnaire est indexé à 1,73, créant une classe de privilégiés et d’intouchables. Demandons-nous dans quel pays du monde, le salaire mensuel d’un fonctionnaire receveur des hypothèques s’élève à 4 millions de Francs. Demandons-nous dans quel pays du monde le pouvoir en place entretient et protège un duopole des hypermarchés qui réalisent des marges commerciales de 25 % pour un chiffre d’affaires de 70 milliards alors que partout ailleurs dans le monde, les politiques commerciales se situent entre 13 et 16%. Demandons-nous dans quel pays peut on construire des routes à 100 millions du Km, un tablier d’enrobage à 60 millions le km, goudronner d’un parking d’avion pour 110 millions, une passerelle de 48 m de long pour 1,5 milliards, des salles de classes et des salles omnisports pour 1 million du m2 et enfin une quarantaine animale à 1 million du m2 avec un budget d’études techniques de 97 millions. Cette quarantaine a donc coûté 3 milliards au Territoire pour des chevaux, des chiens, des chats et des plantes. Demandons-nous dans quelle partie du monde, une société paie des frais de siège pour 1,8 milliards s’exonérant de l’impôt, confisque à son seul profit la plus grande partie des richesses minières du pays, une autre qui reçoit en cadeau royal un domaine minier exceptionnel pour 2 milliards CFP alors qu’il en coûte 1000 fois plus en contre partie de 4 % de participation que la Province Sud paie. Demandons-nous dans quelle partie du monde on rejette des effluents d’usine chargés en métaux lourds dans un lagon classé patrimoine mondial de l’humanité et dans lequel a plupart des 250 000 calédoniens se nourrissent. Demandons-nous dans quelle partie du monde le pouvoir accompagne et protège le train de vie des pétroliers qui réalisent des milliards de résultats et affichent un salaire moyen de 625 000 FCFP par mois. Ces mêmes pétroliers qui déclarent un prix d’achat spot alors qu’ils achètent leur produit sur la base d’un indice PLAT pour conserver hors du Territoire une importante marge. Demandons-nous dans quel pays du monde, la matière première est gratuite et profite à des multinationales et des opérateurs privés qui la revendent au cours du marché international, sans aucune retombée pour le pays, alors même qu’ils sont exonérés de tout dispositif fiscal. Demandons-nous dans quel pays les banques sont les plus profitables et bénéficient d’un monopole d’état qui leur autorise, la pratique de tarifs prohibitifs, des pratiques abusives envers une clientèle qui n’a aucun choix et aucune possibilité de se défendre comme par exemple d’encaisser un chèque de paie à un travailleur, père de famille, le 10 et mettre l’argent à disposition que 8 à 10 jours plus tard sur son compte. Demandons-nous dans quel pays les compagnies d’assurances collectent et transfèrent plus de 14 milliards en métropole sans payer d’impôt, et se permettent de contester tous les sinistres pour ne pas les payer ou ne les payer que partiellement. Demandons-nous dans quel pays les réseaux occultes et les lobbys contrôlent entièrement l’économie du pays au détriment des populations de ce pays. Le FLNKS annonce avec détermination que cette économie de comptoir sera démantelée dès l’accession à l’indépendance pour plus de justice sociale et mettre en place une économie plus juste et solidaire où chacun trouvera sa place.

A ceux qui disent que les Kanak ne savent pas faire l’économie ! Il a seulement fallu seulement 20 ans à la SMSP pour devenir plus importante que la SLN et que les 2 provinces indépendantistes soient plus riches et mieux gérées que la Province non indépendantiste. C’est la preuve que si toutes les sociétés et les chefs d’entreprise investissaient leurs profits dans le pays, l’économie serait bien plus prospère et profiterait au peuple. La SOFINOR a créé en 20 ans, 1300 emplois en Nouvelle Calédonie et développe un tissu industriel dans tout le Territoire. Imaginons quel serait le développement et le niveau de vie de la population si les autres compagnies minières en avaient fait autant sur les 100 dernières années. Il faut aussi se rappeler que les grandes avancées sociales telles que la CAFAT, la retraite, la fiscalité, l’industrie locale sont le fruit de la revendication des partis Kanak. Ces grandes avancées ont été réalisées parce que les élus Kanak on pris leurs responsabilités. Rappelons que l’ensemble des importants transferts financiers de l’état depuis 1988 est le fruit de la seule négociation indépendantiste. Deux projets d’usines de classe internationale détenus à 51% par la Province Nord ont été mis en route en seulement 14 ans et que le projet Coréen est déjà opérationnel et a rapporté 33 milliards de dividendes. Cette usine produit déjà 29.000 tonnes de production. KNS, le second projet devrait commencer sa production dès 2013. Ces deux projets tant décriés par la communauté non indépendantiste, contribueront très fortement au doublement du PIB dès 2015 qui profitera à l’ensemble du Pays. Il faut savoir que l’augmentation de la participation de la Nouvelle Calédonie dans la SLN à hauteur de 34% et dans ERAMET à hauteur de 10% provient de la seule négociation des indépendantistes. Cette participation rapporte au Territoire plusieurs milliards par an. Pour la première fois la SLN a versé 20 milliards de dividendes alors qu’elle produit 54.000 tonnes de production depuis des décennies. Ceci nous donne une indication de la richesse qui a quitté le Pays sans que nous ayons de retombées financières.

A ceux qui disent que l’on a besoin de personnes qui viennent investir dans le pays sinon ce sera le chaos économique. C’est Kanaky Nouvelle Calédonie qui leur fait gagner de l’argent car notre Pays est riche et non pas le contraire. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a jamais eu de philanthrope venu investir à fonds perdus pour l’amour de ce Pays.

A ceux qui disent que sans la compétence de certaines personnes, le pays s’effondrera ! Nul est irremplaçable et les indispensables ou ceux qui se pensent comme tel, peuvent partir de suite. Il n’existe pas beaucoup d’endroits dans le monde où l’on travaille avec des conditions de vie et de salaires aussi attractives. Le Pays croule sous les demandes d’expatriés français et non français qui souhaitent venir apporter leur compétences sans condition de vote, de fiscalité et autres et dans tous les domaines d’activités comme la médecine, la pharmacie, les professions libérales et l’enseignement, l‘industrie, le pétrole et le gaz.

A ceux qui disent qu’ils ont peur de l’avenir et d’une indépendance Kanak ! Le peuple Kanak leur dit qu’il ne peut rien pour eux et il leur conseille vivement de chercher un pays où ils n’auront plus peur. A ceux qui disent ….. Ca suffit !!!!

Construisons tous ensemble et faisons que notre devise choisie en commun devienne réellement «Terre de partage, Terre de parole» et non plus «Terre de pillage, Terre d’indécence» Pour le bien être de nos populations et de nos générations futures, le Peuple Kanak vous invite à vous prononcer favorablement pour le transfert des compétences régaliennes dès 2014 et de s’unir pour construire tous ensemble ce pays qui est le notre à tous.

Ronald FRERE.

La réponse à Ronald Frère

Source Calédosphère http://caledosphere.com/2012/09/04/a-ceux-qui-disent/


Source Calédosphère



Politique | Les videos | Les archives | Les listes par commune