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Wallis-et-Futuna : « La statut de 1961 » fêté au congrès

Vendredi 1 Août 2014

Mardi 29 juillet, 53e anniversaire du « statut de 1961 » de Wallis-et-Futuna, le congrès a reçu les représentants coutumiers. L’occasion pour le Président, Gaël Yanno, de rappeler que la participation de la communauté à la vie du territoire lui est essentielle.



Wallis-et-Futuna : « La statut de 1961 » fêté au congrès
 
 
Le Président, Gaël Yanno, et les membres du bureau du congrès ont accueilli, mardi 29 juillet, les responsables coutumiers de la communauté wallisienne et futunienne pour célébrer le 53e anniversaire du « Statut de 1961 ». Ce statut, conférant aux îles de Wallis-et-Futuna le statut de TOM (territoire d’outre-mer) n’a fait l’objet que de modifications limitées depuis son adoption. Il est encore en vigueur, mais les îles sont désormais des COM (collectivités d’outre-mer).
 
Pourquoi un tel statut ?
 
Un petit retour en arrière s’impose. Entre 1942 et 1944, en base arrière de la guerre du pacifique, six milles américain débarquent à Wallis-et-Futuna. Comme en Nouvelle-Calédonie, ce fut un véritable choc culturel pour la population qui prend connaissance de la « richesse occidentale ». Après le départ des américains, la main d’œuvre wallisienne et futunienne est alors sollicitée par le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie pour travailler dans les mines.
 
C’est dans ce contexte que Wallis-et-Futuna demande à devenir un Territoire français d’outre-mer. Les grands chefs coutumiers et le jeune souverain de Wallis, Tomasi Kolumoetoke, entreprennent alors auprès du Général De Gaulle les démarches qui aboutissent au referendum de 1959. La population répond « oui » à une très large majorité pour une intégration au sein de la République Française et pour l’adoption du fameux « statut de 1961 » qui se distingue par trois traits spécifiques
 
- l’exécutif de la collectivité est assuré par le représentant de l’Etat ;
- l’autorité coutumière est associée à la gestion des affaires territoriales ;
- l’assemblée territoriale, organe délibérant de la collectivité, dispose d’attributions encore limitées.
 
Des liens forts avec la Nouvelle-Calédonie
 
Depuis, malgré l’Accord de Nouméa, qui stipule que « l’organisation des services de l’Etat sera distincte pour la Nouvelle-Calédonie et ce territoire », l’histoire commune unissant nos territoires et les flux migratoires font que les liens demeurent très étroits. L’accord cadre de 2003 liant l’Etat, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna permet également le développement du territoire en incitant les populations à s’y fixer.
 
Un partenariat avec le congrès
 
Dans cette logique de coopération, le 2 octobre 2013 une convention de partenariat entre l’assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna et le congrès de Nouvelle-Calédonie. Elle doit permettre le partage des expériences et des pratiques administratives et institutionnelles et de proposer toute action visant à intensifier les échanges institutionnels, économiques et culturels entre Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie.
 
Prochaine étape pour le congrès, un déplacement dans les prochains mois à Wallis-et-Futuna.

FLG/Congrès



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