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Vice Rectorat : La nomination scélérate par Calédonie Ensemble

Mardi 2 Février 2016

( 2 février 2016 ) En 1969 sont intervenues les lois dites « Billotte » qui reprenaient à la Nouvelle-Calédonie les compétences que la loi-cadre lui avait attribuées en matière minière. Ces lois par lesquelles l’État, contrairement aux engagements pris, reprenait d’une main ce qu’il avait concédé de l’autre, sont restées dans l’histoire calédonienne comme les lois « scélérates ».



Vice Rectorat : La nomination scélérate par Calédonie Ensemble


Calédonie Ensemble déplore que la nomination récente du nouveau Vice-recteur relève du même esprit.

Depuis le 1er janvier 2012, la Nouvelle-Calédonie exerce toutes les compétences en ce qui concerne l’enseignement, à l’exception de celles relevant de l’État aux termes de la loi, c’est-à-dire la délivrance des diplômes, l’établissement des programmes et le contrôle pédagogique.

Dans le prolongement de ce transfert majeur, le congrès a posé la première pierre de son projet éducatif par délibération du 16 janvier dernier, au terme d’une concertation approfondie avec tous les acteurs de la communauté éducative, afin que l’école de la République soit aussi une école du pays.

C’est dans ce contexte qu’intervient la nomination du nouveau Vice-recteur.

À l’unanimité, et le fait est suffisamment rare pour être souligné, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a soutenu la candidature d’un Calédonien expérimenté, inspecteur général de l’éducation nationale, disposant de toutes les compétences et des diplômes nécessaires pour exercer cette responsabilité. L’État a reconnu qu’il réunissait les qualités requises puisqu’il a été auditionné, comme les autres candidats de la « short liste », par un jury constitué par le ministère de l’Éducation nationale. C’est une chance, car dans nombre de domaines, le pays ne dispose pas des ressources locales pour exercer ce type de hautes fonctions.
Alors que la Nouvelle-Calédonie assume toutes ses responsabilités dans la construction et la gestion de ce secteur capital pour son avenir, c’est le moment que choisit l’État pour nommer SON candidat.

Cette décision est contraire à l’esprit de l’accord de Nouméa qui conduit notre pays à assumer progressivement des responsabilités plus importantes dans le cadre du processus d’émancipation engagé au sein de la République.

Cette décision est contraire à la lettre de la convention signée entre l’État et la Nouvelle-Calédonie dans le cadre du transfert de l’enseignement. En effet, l’État ne peut imposer unilatéralement SON candidat, le vice-recteur exerçant à la fois des compétences de la Nouvelle-Calédonie et de l’État, ce qui exige dès lors l’intervention du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie dans le processus de nomination.

En conséquence, cette nomination sera contestée par Calédonie Ensemble lors du prochain comité des signataires. (CE)

À défaut d’accord, nous demanderons à ce que la convention signée par l’État et la Nouvelle-Calédonie dans le prolongement du transfert de 2012, soit modifiée afin que désormais, la nomination du directeur des enseignements exerçant les compétences de la Nouvelle-Calédonie, relève du seul pouvoir du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’État nommant pour sa part le vice-recteur pour exercer les attributions relevant de son autorité. Le candidat imposé par l’État exercera des lors sa responsabilité dans cette limite, la Nouvelle Calédonie exerçant les compétences dans son domaine.




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