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Une journée Orange contre les violences faites aux femmes

Vendredi 25 Novembre 2016

La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, ou Journée orange, sera célébrée au Musée de la Nouvelle-Calédonie vendredi 25 novembre, de 14 heures à 20 h 30. Au programme : des temps d’échanges, des stands, des projections de films et diverses interventions pour sensibiliser et informer.



Une journée Orange contre les violences faites aux femmes

Créée en 1999 par les Nations Unies, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est relayée chaque 25 novembre dans de nombreux pays, dont la Nouvelle-Calédonie. Cette année, cet événement organisé par le secteur de la Culture, de la condition féminine et de la citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie (DCCFC) prendra ses quartiers au Musée de la Nouvelle-Calédonie.

« Une douzaine de stands d’information seront présents, détaille Rolande Trolue, collaboratrice de Déwé Gorodey en charge de la condition féminine. Nous aurons aussi la participation de lycéens et du consulat d’Australie. Des ballons orange seront accrochés au musée : le public pourra y inscrire des messages contre les violences faites aux femmes. » Autre nouveauté : la mise à disposition de six cahiers oranges pour permettre aux visiteurs de coucher sur le papier leurs messages, témoignages ou propositions en faveur de l’élimination des violences à l’égard des femmes. « Ces cahiers circuleront ensuite pendant 15 jours dans différents lieux (lycées, entreprises, institutions, etc.), puis leur contenu sera synthétisé dans un Livre orange qui sera présenté à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre 2017. »

Éveiller les consciences

« L’objectif de cette journée est d’informer et de sensibiliser les Calédoniens sur le problème majeur des violences faites aux femmes », poursuit Rolande Trolue. En effet, selon la dernière enquête menée en Nouvelle-Calédonie, une femme sur huit a été victime d’attouchements sexuels, de tentative de viol ou de viol avant l’âge de 15 ans.

« Le gouvernement, conscient de la situation, s’attache à la sensibilisation et à la formation de formateurs en matière des droits de la personne, de l’égalité hommes-femmes et de prévention contre les violences à l’égard des femmes dans le cadre de sa politique publique de la condition féminine ». Depuis 2015, des programmes de sensibilisation au genre et à l’égalité hommes-femmes sont menés afin de conscientiser les hommes et les femmes sur les liens existant entre les stéréotypes sexistes, les inégalités basées sur les sexes et les violences faites aux femmes dans tous les domaines de la vie.

« Le Haut Conseil pour l’élimination des violences à l’égard des femmes est désormais en ordre de marche. Il s’est réuni à deux reprises cette année et travaille actuellement à la définition de ses missions. » Organe de réflexion réunissant institutions et représentants de la société civile, il aura « un rôle de conseil, de veille, d’évaluation et il pourra proposer des projets de lois. »

Développer de nouveaux outils

Après la validation du financement de deux maisons de la femme à Ponérihouen et à Maré, le gouvernement annonce aussi « un Plan Pays pour l’élimination des violences à l’égard des femmes qui pourrait être à l’étude pour 2017, une présentation de la Charte de l’Égalité hommes-femmes lors de la Journée Internationale de la Femme le 8 mars prochain, et le lancement d’une étude quantitative et qualitative. »

« La dernière étude en date, menée par l’INSERM en 2002, mérite en effet d’être actualisée », souligne Jeannette Walewene, présidente de la commission de la condition féminine du Conseil économique social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie (CESE) qui a été saisi dernièrement par l’instance nationale du CESE sur la question des violences à l’égard des femmes. « Une journée telle que celle de vendredi 25 novembre est très importante car elle permet une participation de toutes les générations, mais c’est insuffisant, conclut-elle. Il faut aller plus loin et débanaliser ce sujet très préoccupant qui touche toutes les catégories sociales et toutes les communautés de Nouvelle-Calédonie. »
 


Le programme de la Journée orange

14 h : discours d’ouverture de Mme Déwé Gorodey, membre du gouvernement en charge de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté, et de Paul Wilson, Consul général d’Australie.

14 h 20 à 17 h : espaces interactifs et de sensibilisation aux luttes contre les violences, temps d’échange avec des services, organismes et associations œuvrant pour les droits des femmes et pour l’aide et l’assistance aux victimes de violences à l’égard des femmes. Stand lycéen sur le thème des violences à l’égard des femmes et atelier de self-défense de l’association des femmes policières (WAN).

17 h à 17 h 30 : intervention de la Gendarmerie nationale et du Bureau d’aide aux victimes (BAV) de la Police nationale.

18 h à 18 h 30 : slams sur la vision de la femme et de son bien-être.

18 h 30 à 19 h 15 : présentation du Haut Conseil pour l’élimination des violences à l’égard des femmes

19 h 15 à 19 h 45 : diffusion de films courts sur le thème des violences à l’égard des femmes : « Jacinthe », « Violence against women » – « Let's stop it at the start » (Consulat d'Australie) et deux courts-métrages réalisés par des lycéens.

19 h 45 à 20 h : intervention du secteur de la condition féminine sur l’égalité hommes-femmes et les violences à l’égard des femmes en Nouvelle-Calédonie : quels liens ?

Intervention de Valentine Eurisouké sur le plan de santé publique « Do Kamo – l’être épanoui ».

20 h à 20 h 30 : réactions du public. 20 h 30 : expression féminine « Respecte-moi Femme ! » (lecture de textes courts).

Source gouvernement



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