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« Un paradis du bout du monde »

Mercredi 4 Octobre 2017

Reçu mardi 3 octobre par une délégation collégiale du gouvernement conduite par le vice-président Jean-Louis d’Anglebermes, Jun Zhai, ambassadeur de Chine en France, a évoqué avec ses interlocuteurs les perspectives de développement du tourisme chinois sur le Caillou. Depuis le 1er octobre, la destination Nouvelle-Calédonie figure officiellement sur les programmes des tours opérateurs de l’empire du Milieu…




En souhaitant à son visiteur la bienvenue en mandarin, Jean-Louis d’Anglebermes a tout de suite placé la rencontre sous le signe de la convivialité. « Je suis venu dans le but de découvrir cette destination, d’échanger avec les responsables politiques locaux, et de prendre contact avec la petite communauté chinoise pour l’encourager à mieux s’intégrer », a indiqué Jun Zhai en soulignant qu’il s’agissait de son premier voyage en Nouvelle-Calédonie et du premier d’un ambassadeur chinois depuis dix ans. « En Chine, le secteur du tourisme s’est très rapidement développé ces dernières années. Aujourd’hui 122 millions de personnes partent chaque année en vacances à l’étranger. La Nouvelle-Calédonie ayant la réputation d’un paradis du bout du monde, je ne doute pas qu’au fur et à mesure que les Chinois la connaîtront bien, ils viendront de plus en plus nombreux. »

La coopération entre les deux pays va donc se renforcer. « Nous avons fait en sorte que les tours opérateurs chinois soient autorisés à partir du 1er octobre à organiser des voyages de groupes vers la Nouvelle-Calédonie, a annoncé Jun Zhai. Et aujourd’hui, deux jours après, la destination figure tout en haut des affiches chez les TO, qui vont en assurer la promotion ». Compte tenu des « spécificités environnementales », l’ambassadeur imagine plutôt un tourisme haut de gamme qu’un tourisme de masse.

Un vol charter début 2018

Membre du gouvernement et président du conseil d’administration d’Aircalin, Bernard Deladrière a remercié Jun Zhai « d’avoir fait ce long voyage pour venir nous voir et nous apporter cette bonne nouvelle ». Il a expliqué que la compagnie aérienne était sur le point d’acquérir deux A330 Neo (new engine option), lesquels pourront voler jusqu’en Chine. Destinations visées : Shangai et Hong Kong.

« La question des moyens de transport va en effet très rapidement se poser, a répondu l’ambassadeur. Après le premier vol charter (prévu en février 2018 à l’occasion du Nouvel An chinois, NDLR), nous étudierons la possibilité d’ouvrir des lignes régulières ». Et d’ajouter, sourire aux lèvres : « En tout cas, merci d’avoir pensé à renouveler votre flotte : la prochaine fois, nous ferons escale à Shangai ou Hong Kong plutôt qu’au Japon ! ».

La question des visas

Jean-Louis d’Anglebermes a précisé qu’au-delà de la « volonté forte » du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de s’inscrire dans cette démarche de coopération, il convenait de « favoriser les facilités administratives ». Des deux côtés, on pense qu’une antenne consulaire à Nouméa, sorte d’annexe d’une ambassade de Chine de la région, pourrait traiter dans des délais raisonnables les demandes de visa. Pour les touristes chinois de passage sur le Caillou, mais aussi pour les Calédoniens désirant se rendre à Pékin ou Canton. Jun Zhai a rappelé qu’il y a trois ans le Quai d’Orsay avait décidé de réduire à 48 heures le délai d’obtention d’un visa pour un visiteur chinois. Et que sur l’île de La Réunion, l’exemption totale de visa pour des séjours inférieurs à quinze jours était désormais la règle.

Avec une Nouvelle-Calédonie officiellement élevée par la Chine au rang de “destination touristique agréée”, la délivrance de visas devrait donc être facilitée. « Nous serons vos ambassadeurs touristiques en rentrant à Paris », s’est engagé Jun Zhai, avant de signer le Livre d’or du gouvernement d’un prometteur « Le paradis du bout du monde est à portée de main… ».


Accompagnés du secrétaire général Alain Marc, trois membres du gouvernement ont reçu l’ambassadeur : le vice-président Jean-Louis d’Anglebermes, à droite, Bernard Deladrière et Valentine Eurisouké.
 


Un programme bien rempli

Arrivé lundi soir, Jun Zhai est en Nouvelle-Calédonie pour quatre jours en compagnie de plusieurs membres ou conseillers auprès de l’ambassade de Chine en France. Son programme de travail est chargé : entretiens avec différents responsables politiques (député, haut-commissaire…) et représentants de collectivités (mairie de Nouméa, Congrès, province Sud…), présentation par Jean-Marc Mocellin, directeur de NCTPS, de la stratégie touristique de la Nouvelle-Calédonie, visite du centre culturel Tjibaou, après-midi à Lifou, découverte des grands classiques de l’Île des Pins (piscine naturelle, baie d’Upi et Méridien) et, pour finir, escapade au Sheraton de Deva. La délégation repartira dans la nuit de vendredi à samedi.

Quelques chiffres

– 282 visiteurs chinois accueillis en 2016 en Nouvelle-Calédonie ; un objectif de 500 en 2017 et de 9 000 à l’horizon 2025.

– Dépenses de 8 000 US $ en moyenne par personne (près de 900 000 francs) pour un séjour de 12 à 14 jours en Australie ; de 3 500 à 4 000 euros en moyenne par personne (entre 420 000 et 480 000 francs) pour un séjour de 6 à 7 jours en France.

– Les Chinois ne représentent que 2 % des visiteurs étrangers en Métropole, mais totalisent 30 % du chiffre d’affaires des Galeries Lafayette qui leur ont dédié un étage spécifique.

Jun Zhai, ambassadeur de Chine en France « Le paradis du bout du monde est à portée de main… Tous mes vœux de prospérité et de bonheur à la Nouvelle-Calédonie. »
Jun Zhai, ambassadeur de Chine en France « Le paradis du bout du monde est à portée de main… Tous mes vœux de prospérité et de bonheur à la Nouvelle-Calédonie. »

Source gouvernement



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