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"Un an de présidence CE/PALIKA" par Les Républicains

Jeudi 7 Avril 2016

Les Républicains ont tenu une conférence de presse le 6 avril: "Un an de présidence CE/PALIKA" en voici le compte rendu :



Isabelle Lafleur, Sonia Backes et Grégoire Bernut lors de la condférence de presse. Photo©DNC
Isabelle Lafleur, Sonia Backes et Grégoire Bernut lors de la condférence de presse. Photo©DNC
"Il y a un an une partie du FLNKS faisait le choix de porter à la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le candidat de Calédonie Ensemble, Philippe GERMAIN, pour (cf le communiqué de presse du FLNKS du 1 er avril) :

• Finaliser les transferts de compétences ;
• Adopter une stratégie minière et industrielle commune ;
• Engager les réformes économiques, sociales, environnementales et culturelles
nécessaires au développement du pays.
• Préparer le referendum de sortie de l’Accord de Nouméa

Le porte parole du PALIKA, Charles WASHETINE, allant même jusqu'à qualifier Philippe Germain, « d’homme de la réforme »
Les groupes au Congrès du Front pour l’Unité et de l’Union pour la Calédonie dans la France (devenu depuis en grande partie ; les Républicains) avaient alors dénoncé cette alliance contre nature et notamment les contreparties à cette élection :

Extrait du communiqué de presse du 14 avril 2015 :
« Mainmise du pouvoir politique sur l’économie de la Nouvelle-Calédonie. Stratégie nickel d’André Dang, attribution du secteur de la mine à Philippe Germain, cadeau fiscal de plusieurs milliards à la SMSP, clientélisme avec le renforcement des protections de marché ... »
« La méthode est limpide : élection de Philippe Germain, l’élu du FLNKS, à la présidence du gouvernement :
- pour lui attribuer le secteur de la mine ;
- pour qu’il impose aux mineurs l’exclusivité des exportations de minerais vers la Corée ;
- pour qu’il accorde un cadeau fiscal de plusieurs milliards à la SMSP.
La feuille de route Nickel de Philippe Germain, c’est ensuite la nationalisation de la SLN, le nouveau préalable minier, portée par l’Axe pour sauver la SMSP, victime de la stratégie jusqu’au-boutiste d’André Dang étant donné ses engagements démesurés en Corée et les déboires de l’Usine du Nord, dont la dette junior à rembourser à GLENCORE a explosé.
- Avec le nouveau nationalisme économique importé de la gauche métropolitaine. Extrait : « favoriser la souveraineté économique » (terme « souveraineté » employé 13 fois dans la DPG). »

En juste une année, Philippe GERMAIN, sous l’autorité de Philippe GOMES n’a pas du décevoir ses alliés en réalisant l’ensemble de ces points. La crise du nickel l’empêchant simplement d’assouvir l’envie de Philippe GOMES, de Paul NEAOUTYINE et de André DANG de prendre le contrôle de la SLN afin de récupérer ses massifs.

Au bout de un an d’exercice, il est intéressant de faire un premier bilan de la politique menée par Philippe GERMAIN à la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Un bilan des réformes tout d’abord, un bilan économique et social ensuite, un bilan du fonctionnement du gouvernement enfin.
1° L’année de la non réforme:
Alors que la Nouvelle-Calédonie a besoin de réforme de fonds notamment pour préserver les emplois et garantir le financement des régimes sociaux, l’an 1 du gouvernement Germain/Gomes pourrait s’intituler « l’année de la non réforme ».
Au premier rang d’entre elles la fameuse « TGC », censée venir simplifier le système fiscal calédonien en se substituant à six autres taxes : la TBI, la TP, la TFA, la THN, la TSS et la TGI.
Cette taxe avait entrainé la chute du gouvernement LIGEARD, car les élus composant aujourd’hui les Républicains n’avaient pas souhaité voter la Contribution Calédonienne de Solidarité au motif du manque de volonté apparente de Philippe GERMAIN à vouloir mettre en place la TGC au 1er janvier 2016. L’histoire nous a malheureusement donné raison, celle-ci n’a pas été instaurée au 1 er janvier 2016, pas plus que au 1er juillet 2016 date à laquelle elle avait été décalée.
Aujourd’hui Philippe GERMAIN évoque la date du 1er janvier 2017 avec une marche à blanc portant l’instauration réelle au.....1er juillet 2018, tout cela conditionné à la finalisation d’hypothétiques contrats de compétitivité..... En clair la réforme de la fiscalité indirecte n’est pas pour demain.

Autre grande réforme attendue et prévue dans l’agenda économique et sociale pour le dernier trimestre 2015, la réforme du barème de l’impôt sur le revenu. Malheureusement la aussi les engagements du gouvernement Germain n’ont pas été tenus. Les Républicains ont alors déposé sur le bureau du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, une délibération reprenant les propositions de la Chambre Territoriale des comptes afin de redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes, mais celle-ci a été rejetée par la majorité Calédonie Ensemble/PALIKA.

Tant d’autres réformes qui auraient du être mise en œuvre, telles que :
• Introduire «les contrats de performances» dans le dispositif législatif afin de conditionner les protections de marché des contreparties économiques et sociales d’intérêt général. (4ème trimestre 2015)
• Réduire les charges sociales qui pèsent sur le travail et qui relèvent de la politique de
la famille. (4ème trimestre 2015)
• Complémentaire santé obligatoire (2015)
• Mettre en place une retraite obligatoire pour les travailleurs indépendants (2015)
• Créer un statut du conjoint (2015)
• Créer un fonds d’épargne/investissement calédonien.

2° L’économie calédonienne au bord du gouffre.
Le fait saillant en matière économique et social restera le conflit dit des rouleurs en août 2015 dont les séquelles sont encore importantes dans la société calédonienne. Au motif de vouloir respecter ses accords avec les partisans de la doctrine nickel de la province Nord, qui l’ont porté Calédonie Ensemble à la présidence du gouvernement, Philippe GOMES et GERMAIN ont mis en danger la survie de nombreuses entreprises et plusieurs milliers d’emplois, avant finalement d’être contraint par une décision du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
De plus, faute de réformes de fonds, aucune réponse n’est apportée par le gouvernement Germain aux principales problématiques économiques et sociales actuelles, celles ci se traduisent par des indicateurs de plus en plus inquiétants, tels que :
• 1000 destructions d’emplois en 2015 (première fois depuis 1995)
• +9% de hausse des demandeurs d’emplois
• Baisse importante des recettes fiscales malgré l’instauration de la CCS
• Des comptes sociaux dans le rouge, notamment le RUAMM

La seule réponse de Calédonie Ensemble a été une hausse inconsidérée des taxes qui est venue sensiblement pénaliser le pouvoir d’achat des calédoniens ou mettre en place un groupe de travail/séminaire sur les comptes sociaux.
Par ailleurs, alors que les calédoniens attendaient une réforme des protections de marché, nous avons assisté à une consolidation de certaines d’entre elles, par la mise en place de « STOP » pour des entreprises déjà en monopole.

3° Bilan du fonctionnement interne du gouvernement
Calédonie Ensemble n’a jamais caché son souhait d’avancer sur les transferts optionnels de l’article 27, qui comprend notamment le contrôle de légalité des collectivités. Après une année de présidence GERMAIN, sous contrôle GOMES, nous comprenons pourquoi ; jamais un gouvernement n’aura autant remis en cause l’autorité de l’Etat dans ce domaine (conflit des rouleurs ou accord aérien).
La méthode Calédonie Ensemble se traduit également par une « purge » des moyens des membres du gouvernement ne se situant pas dans la majorité. En effet dans le tableau ci dessous on constate le manque d’égalité de traitement dans l’attribution de collaborateurs.
Il aura fallu un jugement du Tribunal Administratif de Nouméa pour que Philippe GERMAIN soit contraint d’attribuer un collaborateur de plus aux membres du gouvernement «Les Républicains ».
Enfin, nous pouvons souligner l’état de ruine de l’administration ou pas moins de 8 postes de directeurs sont aujourd’hui vacants ou occupés par des personnes en interim.





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