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Thierry Santa face à la rédaction des Nouvelles

Lundi 11 Juillet 2016

LNC : L’avenir institutionnel, la mine, la taxe générale à la consommation, les Républicains ou encore la présidence du Congrès… Thierry Santa était l’invité des Nouvelles Calédoniennes dans son édition du jeudi 7 juillet. Retrouvez ici l’intégralité de ce face à face avec la rédaction du quotidien.



Thierry Santa face à la rédaction des Nouvelles
LES RÉPUBLICAINS

« Je préfère le débat au combat »
Comment les choses se passent-elles au sein du groupe des Républicains ?

Tout va bien (sourire), même s’il y a quelques points de friction de temps en temps…

C’est tout de même un groupe composé de membres du Rassemblement auquel se sont agrégées quelques personnalités fortes qui n’ont pas toujours le même discours.

Nous essayons d’avoir des positions communes au sein du Congrès, même si l’on n’y arrive pas toujours. Les derniers exemples en date sont le projet éducatif, où les positions étaient franchement séparées, et le compte administratif contre lequel Harold Martin a voté.

Nous avons en gros deux tendances. L’une qui suit la démarche de Pierre Frogier dans le rapprochement des mouvements loyalistes et de leurs discours sur les sujets de fond. Ce qui ne veut pas dire mettre de côté nos divergences  en matière économique et sociale.

L’autre tendance est plus dure et a un peu de mal à intégrer cette démarche qui donne la priorité à la préparation de la sortie de l’Accord de Nouméa.

Ne craignez-vous pas que certaines ambitions personnelles, notamment au moment des élections législatives, ne viennent ajouter de la tension à cette situation ?

Ne soyons pas naïfs, je ne vais pas faire de la langue de bois. Il y aura forcément des appétits qui vont s’exprimer à l’approche de ces échéances, et pas seulement au sein des Républicains. Il va falloir essayer de pondérer les choses pour éviter que ça ait trop de conséquences sur la démarche de fond entamée depuis plusieurs mois entre nous et Calédonie ensemble en vue de 2018. Cette démarche commune a déjà résisté à l’épreuve difficile qu’a été la gestion du conflit des rouleurs. Il faut être conscient des choses et s’y préparer pour que ça n’ait pas trop de conséquences.

Le président de votre mouvement, Pierre Frogier, a pris de la distance, ou de la hauteur. Est-ce qu’il ne vous manque pas un leader qui s’implique dans le combat quotidien ?

Pierre Frogier prend effectivement de la hauteur et du recul, il a fait la démarche pour créer les voies du dialogue entre les uns et les autres. Cela dit, nous sommes présents dans l’arène. Mon but, à la place où je suis, est justement de retranscrire cette démarche de dialogue. Je suis convaincu que plus il y aura débat, mot que je préfère à celui de combat, mieux nous avancerons. Je sais que certains, dans notre groupe, ont plus envie de ferrailler au quotidien et dans la perspective des législatives. Je n’en fais pas partie. L’objectif, c’est 2018.

INSTITUTIONS

« Est-ce qu’on veut aller vers plus d’unité calédonienne ? »
Le fait de n’être élu que pour un an est il un avantage ou un inconvénient ?

C’est d’abord un constat. C’est un héritage de Jacques Lafleur. C’est lié au contexte de l’époque, quand l’objectif était véritablement de donner la primauté aux provinces. Au fil du temps et des transferts de compétences, ce sont le gouvernement et le Congrès qui ont pris de plus en plus d’ampleur. Mais c’est vraiment un point que l’on devra examiner lors de la préparation des futures institutions car les temps ont changé. Il va falloir se poser la question de savoir si l’on veut rester dans la répartition actuelle des responsabilités, ou est-ce qu’on veut aller vers plus d’unité calédonienne ? Veut-on donner plus de rôle à la Nouvelle-Calédonie et confier aux provinces des missions plus tournées vers l’exécution et l’administration ? C’est une question à laquelle il faudra répondre dans les deux ans qui viennent. Il y aura d’ailleurs, avec les experts, une phase de réflexion concernant la gouvernance.

Est-il de plus en plus difficile de gérer toutes les compétences dévolues à la Calédonie ?

Bien sûr, c’est un travail très lourd, tant pour le gouvernement que pour le Congrès. Prenez l’exemple du droit des assurances, transféré il y a plus de 30 ans et qui est resté figé. C’est pourtant un sujet qui a des répercussions directes sur la vie quotidienne des gens. Il faut choisir où l’on met ses moyens.

Le fait est qu’il y a déjà eu une vraie montée en compétences à la fois des élus et de leurs collaborateurs. Mais on est loin d’aboutir. Nous devons à la fois rattraper un retard et construire quelque chose de nouveau. Au Congrès, nous avons recruté trois collaborateurs de qualité pour aider les élus.

Car il ne faut pas oublier que les lois et les délibérations ne sont pas proposées que par le gouvernement. Elles peuvent l’être aussi par les membres de l’assemblée.

TAXE GÉNÉRALE À LA CONSOMMATION

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Source Le Congrès / LNC



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