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Tahiti : Le point sur les épidémies de dengue, zika et pourquoi pas demain… de Chikungunya

Vendredi 15 Novembre 2013

La circulation des arbovirus (type de virus ayant pour vecteur les arthropodes suceurs de sang: moustiques, tiques et phlébotomes, selon la définition de Wikipédia) dans le Pacifique facilite grandement les épidémies de dengue (types 1-3) et de zika actuellement en cours dans nos îles, sans pour autant exclure, demain, l’introduction du chikungunya en Polynésie française. Aussi, plus que jamais, il faut se prémunir contre les moustiques…



 
Loin de céder à la panique, le message est on ne peut plus clair: mieux vaut prévenir que guérir! D’autant que sa diffusion intervient au lendemain de l’annonce du décès d’un nourrisson de six mois hospitalisé au Taaone pour une dengue qui, malheureusement, a pris sa forme la plus sévère. Aussi, « chacun doit être vigilant » a rappelé la ministre, redoutant une extension de l’épidémie avec l’arrivée de la saison des pluies.
 
Il faut savoir que depuis plus de cinquante ans, les îles du Pacifique sont régulièrement le siège d’épidémies mettant en cause des virus transmis par les moustiques.
 
La dengue, tout d’abord, pour laquelle on constate curieusement une co-circulation de deux virus, types 1 et 3, selon une proportion de deux tiers, un tiers de cas. Précisons que la population n’est pas immunisée contre la dengue 3, d’où une grande potentialité de croissance dans les semaines à venir.
 
A ce jour, 912 cas de dengue ont été confirmés biologiquement. Mais l’on estime qu’une dizaine de milliers de personnes ont contracté la maladie depuis le mois de février. On ne parle plus de dengue hémorragique comme par le passé, mais certaines complications n’en sont pas moins sévères. Pour l’heure, 78 hospitalisations ont été jugées nécessaires, pour 16 cas graves. En l’occurrence, si la fièvre persiste au bout de 5 ou 6 jours, il est prudent de consulter.
 
Le zika ensuite qui connait une extension très rapide. Cette épidémie aurait débuté en août et à ce jour, plusieurs milliers de personnes ont probablement été infectées, estiment les responsables de la santé. Mais la maladie est bénigne et les symptômes disparaissent en quelques jours, précise aussitôt Henri Pierre Mallet, du Bureau de veille sanitaire. Reste à identifier quel type de moustique est à l’origine de cette épidémie inconnue jusqu’ici en Polynésie.
 
En fait, la première apparition du zika remonte à 2007 dans le Pacifique nord. Mais comme l’a très bien expliqué Mai Lormeau, responsable du laboratoire de virologie médicale à l’ILM, la circulation des arbovirus dans le Pacifique, facilitée en cela par la généralisation des transports aériens, complique très fortement la prévention des populations concernées.
 
Raison pour laquelle « la menace d’émergence dans la région d’autres arbovirus que la dengue est une réalité ». Aussi, après la Nouvelle Calédonie, « le risque d’introduction du Chikungunya en Polynésie française est réel », peut-on lire par ailleurs dans le communiqué de la Direction de la santé.
 
En conclusion, le lutte contre les moustiques est la seule réponse qui vaille; soit au travers la destruction des gîtes potentiels (point d’eau stagnante, gouttières, pneus usagers), soit par la protection individuelle en utilisant des produits adaptés tels que les répulsifs cutanés moyennant cependant les précautions d’usage.

Source : Tahiti News



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