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Syndicat des rouleurs/Gouvernement NC/Problématique minière.

Lundi 21 Septembre 2015

Alors que Glencore « le géant du négoce des matières premières », touché de plein fouet par la chute des cours des métaux, annonce la mise en œuvre de mesures drastiques dont :



  • une augmentation de capital de 260 milliards CFP,
  • la suspension «jusqu’à nouvel ordre» du versement de dividendes
  • la réduction de son endettement d’environ 1043 milliards CFP pour l’amener aux alentours de 2087 milliards CFP d’ici fin 2016.
  • la mise en vente d’actifs pour 200 milliards CFP et une nouvelle réduction de l’investissement d’ici fin 2016, de l’ordre de 50 milliards CFP à 100 milliards CFP.
Alors qu’Eramet « le leader mondial de la production de ferronickel » subit 17% de baisse de ses actions en cinq jours à la bourse de Paris, sort du SBF 120*, et va dépenser 13.6 milliards CFP de cash en 2016, notamment pour soutenir sa production en Nouvelle-Calédonie.
Alors que sur un an, les grandes multinationales minières ont perdu près de 50 % de leur valeur. Glencore, Vale, BHP- Billiton, Anglo-American affrontent une conjoncture toujours plus difficile, une crise qui se prolonge et un marché saturé de matières premières, notamment de nickel et de Cuivre.
Aucune solution n’est encore trouvée pour nos entreprises calédoniennes de roulage et d'exploitation minière. Après près de 4 semaines de conflit et la signature d’un protocole d’accord le 28 aout.
Cette affaire n’a que trop duré, des solutions doivent être trouvées pour répondre aux revendications légitimes de toute une profession qui se sent menacée dans son existence même, des solutions doivent être trouvées avant que cette crise du Nickel ne se transforme en crise économique généralisée.
Nous soutenons la démarche entreprise par le syndicat des rouleurs qui consiste à donner un avenir aux petits mineurs et aux entrepreneurs de roulage.
Nous considérons que le nickel ne doit pas être uniquement l’affaire des multinationales en Nouvelle-Calédonie.
Nous demandons que sans attendre, une autorisation d’exporter vers la chine soit donnée pour une durée et des teneurs limitées.
Parce que nous connaissons l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, nous sommes certains qu’une solution peut être trouvée dans le dialogue et le respect mutuel.

Pascal VITTORI
Nouméa le 17 septembre 2015




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